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29.6.2008 par admin.
Bonjour à tous !
Nous avons décidé d’informer régulièrement la population de nos actions, analyses et dossiers du moment, au moyen d’une lettre d’information distribuée
. La première de ces lettres a été distribuée ce week end sur les marchés de Bécon, Marceau et Charras.
Vous pouvez la retrouver ici.
En effet, nous avions souvent entendu durant la campagne municipale que les politiques n’étaient “vus” sur le terrain que quinze jours avant une élection. Nous voulons faire de la politique autrement durant cette mandature et montrer notre volonté à venir au contact et à rendre des comptes à la population. Bonne lecture !
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27.6.2008 par Martine.
La subvention accordée au VAL (Vacances Animation Loisirs) a fortement chuté, passant de 6,1 millions d’euros en 2006 à 5,4 millions en 2007. Le Budget Primitif 2008 prévoit un montant de 6,3 millions d’euros. Rappelons que le VAL organise les centres de loisirs du mercredi, les séjours de vacances et les activités post-scolaires dans les écoles.
Lors du vote du budget au conseil municipal du 14 avril, nous nous étions émus de cette situation. M. le Maire nous avait alors assuré que cette diminution résultait d’efforts conséquents de gestion et n’avait aucun impact négatif sur la quantité et la qualité des prestations proposées par cet organisme.
Toutefois, vous êtes nombreux à nous avoir rapporté les difficultés que vous avez rencontrées pour inscrire vos enfants pour les séjours d’été, comme le montre l’un des témoignages reçus, publié sur ce blog le 16 juin dernier.
Face à cette situation, nous avons posé les questions suivantes au Maire lors du conseil municipal du 25 juin.
- Pouvez vous nous indiquer le nombre de places offertes par tranche d’âge, ainsi que l’évolution de cette offre sur les dernières années ?
- Combien de demandes n’ont pu être satisfaites, faute de place ?
- Que comptez vous faire pour améliorer cette situation et les conditions d’inscription ?
Mme Limoge, adjointe au maire, déléguée à la Vie scolaire et à la Jeunesse, nous a apporté les précisions suivantes, le 25 juin :
- environ 1500 jeunes de 4 à 17 ans accueillis dans les séjours organisés par la Ville. Ce chiffre est stable depuis plusieurs années.
- Cette année 30 séjours ont été proposés, contre 27 l’an passé. Il reste à ce jour encore 42 places disponibles sur les séjours de juillet et 37 en août.
- Toutefois, certains séjours sont très demandés et 47 enfants sont inscrits sur liste d’attente pour des séjours de juillet.
- Il faut ajouter à ces séjours, les sorties organisées par les maisons de quartier (environ 150 départs par an) et les centres de loisirs (environ 880).
Elle précise qu’une enquête de satisfaction sera bientôt envoyée aux parents afin de mieux connaître leurs souhaits et attentes.
Lors de ce conseil, Mme Limoge a estimé qu’il serait difficile de remédier aux files d’attente, qui sont imputables aux parents eux-mêmes qui se rendent très tôt sur place afin d’être certains d’obtenir le séjour de leur choix. Face à M. Lasserre, du groupe « Une autre ambition pour Courbevoie » qui lui suggérait alors de revoir l’offre pour augmenter le nombre de places dans les séjours les plus demandés, elle répond que la Ville développe un projet pédagogique, l’amenant à choisir les séjours et qu’il n’est pas dans sa vocation de développer une approche de type « marketing ».
En outre, elle prévient que la Ville n’a pas vocation à se transformer en organisme de vacances, pouvant satisfaire tous types de demandes. Elle rappelle aussi les contraintes financières de la Ville.
Pour notre part, nous entendons parfaitement les arguments développés par Mme Limoge. Nous sommes parmi les premiers à nous inquiéter de la dégradation de la situation financière de la Ville et à pointer l’importance des dépenses de fonctionnement, plus élevées que dans les communes de taille identique. Nous ne pensons pas non plus que la Ville ait vocation à se transformer en prestataire de vacances, style “Club Med ».
Pour autant, nous ne pouvons nous satisfaire de cette réponse. Car ce problème met directement en évidence la question première à notre sens : quelles politiques publiques à Courbevoie ? Et dans ce cas-ci, quelle politique de la jeunesse ? Jusqu’à présent, forte de sa manne financière, la Ville s’est contentée de distribuer à tous vents les subventions et de développer tout azimut des prestations et services. Sans se soucier souvent de leur pertinence ni de leur qualité.
Cette façon de gérer la Ville rencontre aujourd’hui ses limites : d’abord parce que la croissance des ressources se tarit en raison de la réforme de la taxe professionnelle. Ensuite parce que la forte augmentation de la population a inévitablement engendré des demandes plus importantes.
Oui, aujourd’hui la Ville dépense trop par rapport à ses recettes, surtout si elle veut continuer d’épargner pour financer les investissements nécessaires. Et il va bien falloir collectivement nous y attacher. La chose ne sera pas simple et nous le savons tous. Les Courbevoisiens n’attendent pas moins de service ; ils sont surtout, la plupart du temps, mécontents des services offerts. C’est donc bien que la Ville dépense beaucoup, oui, mais mal. Il ne s’agit donc pas de diminuer arbitrairement des crédits mais bien, en premier lieu d’analyser tous les coûts pour étudier à chaque fois, si le coût de réalisation interne ou payé à un prestataire externe est conforme à la qualité du service. Et deuxièmement si la dépense totale atteint ses objectifs en terme de politique publique, ou si finalement il n’aurait pas mieux valu s’abstenir ou faire autrement. Donc définir des priorités et faire des choix.
Un exercice qui demandera à chacun beaucoup d’objectivité et surtout de remiser aux placards les idéologies pour regarder ce qui est le mieux pour notre Ville et ses habitants.
Conscients des enjeux, nous participerons de façon responsable à ce débat et à ces choix. Pour cela, nous réaffirmons nos principes. Comme pour la réforme au niveau national, nous souhaitons que la modernisation du fonctionnement de notre Ville donne la priorité à l’éducation et à la formation des jeunes et garantisse la justice sociale. Ce sont les fondements du développement de citoyens libres et responsables et d’une République fraternelle et apaisée.
C’est pourquoi, les réponses apportées par Mme Limoge sur l’offre des centres de séjour ne sauraient nous satisfaire entièrement :
- On ne peut nier l’évolution de la société qui conduit une majorité de parents à travailler. Les congés annuels et les RTT ne suffisent pas à couvrir l’intégralité des vacances scolaires; la garde et l’encadrement des enfants et des jeunes pendant ces vacances sont une difficulté réelle des parents, que la collectivité ne peut ignorer. Tous les Courbevoisiens n’ont pas une mamie en Province ou un oncle à l’étranger pour accueillir leurs enfants.
- Toutes les familles courbevoisiennes ne partent pas non plus en vacances, faute de moyens …ou de congés annuels pendant les vacances scolaires.
- Les centres de loisirs existant dans la commune sont une des réponses possibles à apporter mais encore faut-il que de véritables projets pédagogiques y soient développés, permettant des activités variées et offrant un encadrement de qualité, avec des conditions matérielles satisfaisantes.
- Ils ne peuvent toutefois être la seule solution. L’été en région parisienne ne donne pas à nos jeunes le repos qu’offre le dépaysement ni l’enrichissement personnel qu’apporte la découverte de nouvelles régions, personnes ou cultures.
- La vie en collectivité pendant les séjours est une véritable école de la vie -et de ses règles- et une étape importante vers l’autonomie. Tous les parents qui ont découvert l’assurance gagnée par leurs chérubins au retour de ces séjours ne le démentiront pas.
Face à la forte augmentation de la population de notre Ville, la stabilité du nombre de séjours offerts et du nombre de bénéficiaires…montre en réalité une dégradation de l’offre par habitant. Dans la réflexion à venir sur les choix et priorités à donner dans les dépenses, ces arguments pèseront forts pour nous. La politique de l’Education et de la Jeunesse reste notre priorité.
Martine Volard
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16.6.2008 par Martine.
Vous avez été nombreux à nous faire part des difficultés rencontrées pour inscrire en juin vos enfants dans les séjours d’été proposées par la Ville. Nous publions ci-dessous un témoignage reçu. Ces difficultés nous ont alertés car elles font suite aux inquiétudes que nous avions formulées lors du conseil municipal de 14 avril, face à la forte baisse de la subvention au VAL (Vacances Animations Loisirs), qui organise ces séjours. M. le Maire nous avait alors assuré que cette diminution de la subvention résultait d’efforts de gestion et n’aurait aucun impact négatif sur la qualité et le nombre des services offerts. Ces témoignages nous font craindre le contraire et nous saisirons M.le Maire de cette question lors du prochain conseil municipal, pour obtenir plus d’explications.
Un témoignage reçu : « Inscrire ses enfants en colonie de vacances à Courbevoie relève d’un vrai parcours de combattant. Catalogue en main, rendez-vous est donné le samedi suivant à 9h00 devant le complexe JP Rives. Choix rapidement effectué étant donné le peu de colonies proposées. Deux colonies par tranche d’âge et par période, c’est peu. Sur les conseils des habitués, nous décidons de nous y rendre en avance.
Arrivée à 7h00 pétantes, force est de constater que nous sommes loin d’être les premiers. En l’occurrence, le premier arrivé était sur les lieux à 4h30 du matin ! Je me retrouve alors avec le numéro 162. Là, je prends conscience que la « bataille » va être longue, et qu’elle est loin d’être gagnée. En regardant autour de moi, je m’aperçois alors que bon nombre de mamans seules avec leurs enfants vont devoir patienter durant plus de 3 heures. Au fur et à mesure, le personnel de la Mairie vient nous prévenir que telle ou telle colonie est complète.
Nous avons visiblement fait le « bon » choix, puisqu’à 11h45, nous sortirons avec le reçu d’inscription pour mon fils. Nous en serons cependant presque gênés, de lire autant de déception sur le visage des parents refoulés.
Comment, avec sa population de jeunes et d’enfants, une ville comme Courbevoie, ne peut offrir plus de places et de facilités d’accueil et d’inscription à ses familles ?
Stéphane & Géraldine”
Retrouvez ici la question orale posée au Conseil municipal du 25 juin 2008
question-orale-val-25-06-2008.pdf
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10.6.2008 par Martine.
Le Conseil municipal du 14 avril 2008, a été en partie consacré à l’analyse et au vote du Budget Primitif 2008. Retrouvez ici notre analyse détaillée du budget.
Nous avons voté contre ce budget en premier lieu car nous ne le jugeons pas sincère : nous estimons que les propositions faites pour les investissements sont très fortement majorées en raison de l’incapacité chronique de la Ville à réaliser dans les temps ceux prévus.
Mais surtout, plus grave, le Maire a été incapable ou n’a pas voulu répondre à nos interrogations sur l’avenir financier de la Ville et sa stratégie lorsque nous lui avons fait part de notre forte inquiétude sur la situation réelle de nos finances. En effet, l’analyse attentive du budget présenté rassure au premier abord puisqu’on découvre un report de plus de 20 millions d’euros de l’année passée. Mais ce « matelas » résulte en réalité du report d’années en années d’investissements, puisque la Ville n’arrive pas à réaliser les investissements promis et nécessaires (seulement 48% des investissements prévus en 2007 ont été réalisés)
Nous comprenons son malaise en séance : ce budget cache en réalité une impasse financière et une situation très dégradée, préoccupante pour l’avenir. Il reflète le manque d’anticipation et de stratégie sur le long terme pour accompagner les mutations de la Ville.
Nous comprenons mieux le vide du programme du Maire pendant sa campagne électorale : il n’a rien promis, que du vent ou des actions déjà engagées, car il n’a plus les moyens de sa politique. La situation de la Ville s’est en réalité très fortement dégradée depuis 10 ans :
- Une ville qui n’a presque plus de capacité d’autofinancement :
L’excédent de la section de fonctionnement ne représente plus que 2 millions d’euros, soit 1,5% du budget de fonctionnement, alors qu’il est de 8% en moyenne dans les villes de taille comparable. Comment financerons-nous les investissements à venir ? Plus grave, cet excédent ne permet plus de rembourser l’annuité du capital de la dette et la Ville devra puiser sur son « matelas » pour cela. Comment ferons-nous à l’avenir, quand ce « matelas » sera épuisé, en particulier après le financement de la Cité des Loisirs ? Emprunter pour rembourser est une pratique strictement interdite pour les collectivités locales et certaines ont été mises sous la tutelle du Préfet pour de telles situations.
- Un endettement de plus en plus important, qui tend à rejoindre la moyenne des villes de taille comparable.
Bien qu’il soit encore inférieur à la moyenne des villes, la dette par habitant a été multipliée par 10 depuis 2001, et approchera les 900 € par habitant fin 2008. Plus grave, en raison de sa faible capacité d’autofinancement, il faudrait plus de 33 ans à la Ville pour rembourser cette dette, contre 4 ans en moyenne dans les autres villes !
- Une impasse financière pour financer les équipements prévus et nécessaires : au vu des projets prévus, et même en utilisant le matelas de 20 millions, il restera encore 46 millions d’euros à financer à court terme (la réhabilitation du stade coûte à elle seul 48 milllions d’euros).
La Ville n’ayant presque plus de capacité d’autofinancement, où les trouveront-nous ? En augmentant encore la dette, et donc ainsi les charges de gestion pour payer les intérêts ? En augmentant fortement les impôts ? En réduisant drastiquement les dépenses de fonctionnement ? Dans ce cas, il faudrait commencer par revoir tous les contrats de prestataires externes et les frais d’honoraires, dont les dépenses explosent, plutôt que réduire le financement des services à la population (baisse de 1 million de la subvention au VAL – Vacances Animation Loisirs - en 2008).
Le Maire est responsable de cette situation :
- par l’absence d’anticipation et de stratégie à long terme pour définir et préparer le financement des investissements nécessaires pour faire face à l’explosion démographique, résultant de sa politique d’urbanisation;
- par le choix mal négocié et non maîtrisé de la sous-traitance au secteur privé, qui enrichit surtout les prestataires externes, sans améliorer la qualité des services aux habitants;
- par une gestion archaïque des services municipaux, dont il n’a pas su mettre en œuvre à temps la modernisation du fonctionnement;
- par une réhabilitation du stade, nécessaire, mais trop présomptueuse et coûteuse.
Malheureusement, que ce soit pour la gestion inconséquente de l’EPAD, dont le Maire est vice-président, que pour celle de la Ville, ce sont nous, les Courbevoisiens, qui paieront.
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9.6.2008 par Martine.
Le Maire a refusé récemment à Claude Miller une autorisation de filmer dans le quartier de Bécon. Alors que la Ville et la presse se sont souvent faits l’écho par la passé des liens unissant notre Ville au cinéma, nous nous étonnons de ce refus, maintenu en dépit de notre intervention et des efforts faits par l’équipe du cinéaste pour minimiser les nuisances. Nous dénonçons le mépris avec lequel ce cinéaste a été traité. L’image de notre Ville en sort écornée, alors que ces tournages participent aussi de son rayonnement et son développement économique.
Nous avons été informés par le Directeur de Cabinet du Maire qu’il s’agissait d’un refus de principe ; le Maire refusant dorénavant tout tournage dans notre Ville. Une telle position de principe nous étonne et nous déçoit car elle ne laisse pas de place à l’analyse des situations individuelles et des bénéfices pour la Ville.
Nous interrogerons le Maire à ce sujet lors du Conseil municipal du 25 Juin.
Vous pouvez trouver ici le texte de cette question
question-orale-autorisation-de-tourner-25-06-2008.pdf
Martine Volard
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