Vous parcourez actuellement les archives du blog Groupe Mouvement Démocrate de Courbevoie et CAP 21 de juil .
| L | Ma | Me | J | V | S | D |
|---|---|---|---|---|---|---|
| « juin | août » | |||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 |
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 |
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 |
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||
24.7.2008 par Martine.
La photo figure en première page du site Internet du groupe immobilier Hermitage : les deux tours, dénommées Hermitage Powers, d’une hauteur de 309 m, en forme de H, s’érigeront, si le projet voit le jour, de façon monumentale à la Défense, en front de Seine. Exit la Tour Eiffel qui apparait bien petite à côté ! Invisible l’Arche de la Défense qui disparaitra au milieu de toutes les nouvelles tours en projet!
Le promoteur est dithyrambique sur son projet : “une icône métropolitaine de l’urbanisme du 21è siècle”, “un lien nouveau avec la Seine” , “une nouvelle façon d’habiter et de vivre à Paris”.
Oui, mais pas pour tous, ce “site exceptionnel” ne saurait profiter qu’aux riches car y prédominera le logement de grand standing. Et pas grave si sur l’emplacement convoité existent déjà des immeubles. Avec des habitants, des vrais. De toutes catégories sociales et socio-professionnelles. De tous âges aussi. Certains depuis longtemps ici, qui avaient loué au groupe AXA qui en était propriétaire avant de revendre dans les années 90 à Logis Transports, filiale de la RATP, gérant des logements sociaux.
Avec la complicité de l’EPAD qui a monté l’opération, Logis Transports entreprend aujourd’hui de déloger ces habitants pour pouvoir vendre à Hermitage ces immeubles qui seront détruits.
D’où nos interrogations :
Peut-on laisser faire une opération qui détruit du logement social et intermédiaire en région parisienne qui en manque déjà beaucoup, et ce, même si le propriétaire reloge les habitants actuels ? Cette question est d’autant plus importante que la Défense compte d’autres logements sociaux appartenant à l’OPHLM de Courbevoie, également menacés par le Plan de Renouveau de la Défense.
Pourquoi ne pas avoir mis en oeuvre un projet de rénovation de ce quartier, qui nécessitait à l’évidence une réhabilitation ?
Peut-on accepter un Plan de Renouveau qui vise à faire de la Défense une vitrine de luxe, avec des logements et des équipements également de luxe (plus de 10 000 euros le mètre carré pour ce projet), repoussant toujours plus loin et “ailleurs” les classes moyennes et défavorisées ? Peut-on accepter le cynisme qui consiste à réserver les meilleurs emplacements aux plus riches ?
Peut-on accepter la façon dont les familles concernées sont traitées ? Sous des propos rassurants quant à leur relogement, on laisse planer en permanence un doute sur l’avenir, qui angoisse et épuise ces familles et les amène à renoncer.
Quel est le besoin et le bénéfice économique de ce projet, dans une période de crise immobilière ?
Ce projet est-il compatible avec nos objectifs de développement durable ? En dehors de la communication “écolo-markettée” du promoteur, ces tours généreront beaucoup de nuisances en tous genres.
Pour notre part, nous n’acceptons pas le cynisme et l’immoralité qui consistent à déloger 250 familles parfaitement dans leur droit de locataires pour construire des logements, un hôtel, un centre commercial et un yacht club de luxe. La vue sur Paris et la Seine ne peut être réservée aux plus riches. Le besoin économique n’est pas avéré et la destruction de logements sociaux et intermédiaires est incompréhensible en cette période de difficultés économiques, de baisse du pouvoir d’achat et d’insuffisance de logements locatifs en Ile-de-France.
Nous condamnons par ailleurs l’attitude fuyante et ambiguë du Maire de Courbevoie, qui laisse les familles concernées dans le désarroi et l’incertitude. Vice-Président de l’EPAD, il ne pouvait pas ignorer les conditions et les conséquences de cette vente pour les habitants. L’examen du futur Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la Ville révèle même aujourd’hui les conditions réglementaires (hauteur et emprise au sol) de cette future tour, sur l’emplacement des logements actuels !
Même si la Défense est emblématique pour notre Ville, notre région et notre pays, sa modernisation ne peut se faire au profit unique d’investisseurs privés, au détriment de ses habitants.
Nous serons le samedi 6 Septembre de 10h à 12h, dans la quartier des Damiers, pour soutenir les habitants, échanger et discuter avec eux. N’hésitez pas à venir nous y retrouver.
Martine Volard
Posté dans La Défense, Aménagement urbain, Ca se passe à Courbevoie | Imprimer | 3 commentaires »
24.7.2008 par Patrick.
Bien que l’enquête publique ait lieu à Puteaux, le Mouvement Démocrate de Courbevoie s’inquiète du projet démesuré de Tour Phare du fait de son implantation proche du quartier du Faubourg de l’Arche.
- Tout d’abord, nous déplorons la période inappropriée durant laquelle se déroule cette enquête publique en raison des vacances d’été. Ce choix ne permet pas des conditions optimales en matière de consultation citoyenne.
- De plus, nous nous indignons que cette procédure de révision du Plan d’Occupation des Sols soit exclusivement mise en œuvre pour la parcelle correspondant à l’emprise de la Tour Phare. Sur le principe, le P.O.S a une vocation générale et impersonnelle. Nous déplorons déjà une exception pour la tour Séquoia (SFR et AC2) qui culmine à 120 m au lieu des 100 m prévus pour la zone UCg. Il est intolérable que des projets particuliers conduisent systématiquement à contourner des réglementations d’urbanisme qui s’imposent à tous. Sur le principe d’un précédent « Tour Phare », la surélévation des tours dans le quartier (La Défense 6 et La Défense 12) sera la règle générale tandis que les 100 m fixés par le P.O.S deviendront de fait une exception. La référence à la diminution des espaces libres résiduels sans valeur d’usage tend à faire penser qu’une concentration s’opère petit à petit empêchant ainsi toute création d’espaces verts. Or, sur ce point, la place Carpeaux, qui sert de passage aux piétons et de station de taxi, ne semble pas dénuée de valeur d’usage.
- D’un point de vue économique, nous doutons de la pertinence du projet car il semblerait qu’aucune étude de prospectives n’ait été engagée. Le coût de construction est estimé à 900 millions d’euros mais qu’en est-il du coût de fonctionnement ? Quelles sont les perspectives de rentabilité à court, moyen et long terme ? A ce jour, certaines tours ne sont pas intégralement occupées !
- Concernant la sécurité, nous craignons une exposition à d’éventuelles menaces terroristes alors qu’un couloir aérien se situe à proximité. Nous nous interrogeons également sur la solidité de la dalle qui est vieillissante et mal entretenue. Comment supportera-t-elle le poids de ces nouvelles tours ?
- L’affichage « développement durable » de cette tour nous semble avant tout une affaire de communication, qui ne doit pas masquer les dommages réels pour l’environnement causés par un tel projet. Du fait de la simultanéité des projets du Plan de renouveau de La Défense (tours Signal, Air2, D2, Generali…), le quartier d’affaires sera exposé à un accroissement des nuisances en tous genres. La tour sera en réalité très énergivore (absence de critères tendant à une construction aux normes Haute Qualité Environnementale). Certes la « double peau » et les éoliennes « gadget » vont assurer une climatisation écologique », mais qu’en est-il de la performance énergétique en terme de chauffage, d’alimentation électrique, de déchets et de fonctionnement (ascenseurs, fluides humains…) De plus, il n’est pas certain que les éoliennes envisagées puissent être implantées en raison des exigences de la Direction Générale de l’Aviation Civile. Quant aux choix des matériaux de construction, la réalisation de verres plats est extrêmement polluante. L’aspect esthétique reste discutable en particulier quant à son insertion entre le CNIT et la Grande Arche, bâtiments emblématiques, qui paraîtront écrasés. Finalement, la construction et le fonctionnement de cette tour auront un impact environnemental des plus néfastes.
- Par ailleurs, les transports en commun sont saturés : 60 000 usagers du tramway T2 voire plus dès 2010 avec le prolongement jusqu’au pont de Bezons, 200 000 usagers de la ligne 1, 1 000 000 de personnes sur le RER A et le prolongement jusqu’à La Défense du RER E n’est prévu que pour 2020. Quant à favoriser les liaisons piétonnes par la réalisation de ce projet, l’argument s’avère peu pertinent puisqu’il y aura un effet de barrière physique pour les habitants du Faubourg de l’Arche qui empruntent la passerelle surplombant le Boulevard Circulaire. Qu’en sera-t-il également des accès véhiculés ? Le P.O.S révisé créant une zone UPMi ne prévoit qu’une surface minimale de stationnement de 2% de la Surface Hors Œuvre Nette, soit 93 places pour une tour de 60 étages pouvant accueillir jusqu’à 10 000 personnes. Pourquoi un allègement des règles d’urbanisme profiteraient à un unique promoteur ? Cette modification constitue en tout état de cause une erreur d’appréciation manifeste des besoins d’une tour de 130 000 m2 et une inégalité de traitement avec les promoteurs autres qu’Unibail-Rodamco.
- Concernant les habitants du Faubourg de l’Arche à Courbevoie, cette tour leur fera, sans aucun doute, de l’ombre alors qu’ils vivent déjà dans un quartier ultra concentré, pollué, sous-exposé à la lumière du jour, en proie à des courants d’air et dépourvu d’espaces de vie conviviaux.
- Ce projet traduit bien l’absence de lien (écologique, économique, social, architectural) avec les constructions existantes aux alentours. L’Etablissement Public d’Aménagement de La Défense et le promoteur nous proposent un projet qui ne correspond pas à un urbanisme maîtrisé, respectueux de notre environnement et des riverains. Nous nous étonnons d’ailleurs de l’absence, sans même s’y faire représenter, du Maire de Courbevoie à une réunion d’examen du projet par les différentes parties intéressées (Villes, Région, Département, Préfet, RATP, SNCF, DGAC,…) organisée le 12 mars dernier. N’aurait-il aucun avis sur un tel projet qui va avoir un impact fort sur ses habitants ? Aurait-il décider de laisser faire sans rien dire ?
Groupe “Urbanisme et Environnement” du Mouvement Démocrate de Courbevoie
Posté dans La Défense, Aménagement urbain, Ca se passe à Courbevoie | Imprimer | 9 commentaires »
16.7.2008 par admin.
Suite à l’ouverture d’une enquête publique relative au projet de révision du Plan d’Occupation des Sols, nous vous invitons à aller consulter à la Mairie de Puteaux la modification en vue de la construction de la Tour Phare. L’enquête publique se déroule du 30 juin au 31 juillet 2008 inclus.
Bien que ce projet concerne le territoire de la commune de Puteaux, le MoDem Courbevoie s’interroge quant aux incidences que ce projet pourrait avoir pour les employés de La Défense ainsi que pour les habitants du Faubourg de l’Arche à Courbevoie. Nous travaillons sur ce dossier et envisageons d’écrire au Commissaire enquêteur. Nous vous recommandons d’aller consulter ce projet qui vous concerne également, et d’y apporter vos commentaires :
Mme Eustache, commissaire enquêteur - Mairie de Puteaux 131 rue de la République
92 800 Puteaux
Le rapport et les conclusions du commissaire enquêteur seront disponibles à la Mairie de Puteaux dans un délai d’un mois à l’expiration de l’enquête. N’hésitez pas également à nous faire part de vos avis et réactions sur ce blog.
Groupe “Urbanisme et Environnement” du Mouvement Démocrate de Courbevoie
Posté dans La Défense, Aménagement urbain, Ca se passe à Courbevoie | Imprimer | 1 commentaire »
15.7.2008 par Nadette.
L’ordre du jour était réduit, le conseil s’est terminé à 20h45. L’ambiance était détendue, les vacances faisant qu’une douzaine de conseillers étaient absents, mais seulement trois n’avaient pas donné de pouvoir, donc le quorum était atteint et la séance a pu avoir lieu. Parmi les adjoints, Mr Accart et Mr Vagner n’étaient pas là.
Le principal objet du conseil est la nouvelle élection de représentants de la Mairie à l’OPHLM. En effet, un décret de juin oblige les municipalités à accorder un siège aux élus minoritaires au sein de l’assemblée. Le conseil doit se prononcer sur deux éléments : le nombre de représentants et leur élection. Le Maire propose de fixer à 23 le nombre de représentants, ce qui est voté à l’unanimité.
Il y a 6 représentants élus parmi ces 23 qu’il faut élire au sein du conseil :
Les candidatures sont Mme Deshayes, Mr Jean, Mr Courtès, Mr Bernard et Mr Kossowski. Pour les deux autres groupes, deux candidats se présentent : Mr Bolli pour le MoDem et Mr Klein pour le groupe Une autre ambition pour Courbevoie.
Le vote a lieu à bulletin secret (on aperçoit des bulletins pré-imprimés chez les conseillers UMP).
Mr Klein reçoit 10 votes et Mr Bolli deux, les candidats UMP ayant 41 voix.
Deux autres délibérations sont à l’ordre du jour portant sur le même sujet. La Mairie doit donner un avis concernant l’exploitation d’une installation classée; il s’agit en fait de systèmes réfrigérants permettant la climatisation au sein de l’Energy Park (boulevard de Verdun). Cette installation est soumise à autorisation du préfet, qui demande l’avis des villes concernées (en l’occurrence La Garenne Colombes et Bois-Colombes). Elle fait aussi l’objet d’une enquête publique : 30 juin, 9 juillet, 19 juillet, 23 juillet et 30 juillet.
Mme Paris prend la parole au nom du groupe Une autre ambition pour Courbevoie. Elle déplore l’usage de la climatisation. Elle émet un avis différent concernant les deux dossiers. Celui de Télécitygroup produira non seulement des panaches de vapeur dangereuse pour la santé des habitants, mais cela utilise aussi de l’eau potable ; de plus une cuve au fioul est prévue. La situation est également préoccupante du fait qu’il y a une crèche et une école maternelle non loin des installations. Le dossier de SFR est mieux ficelé. Elle annonce que le groupe votera contre le projet de Télécitygroup et s’abstiendra pour le projet SFR. Elle demande aussi que la décision soit reportée à la fin de l’enquête publique.
Mr Bolli intervient pour le MoDem. Il fait remarquer que la délibération indique « régularisation » ce qui veut dire que l’installation est déjà faite, il n’y a plus qu’à brancher. Il aurait aimé que l’étude de l’impact de ces installations soit plus poussée. Il demande aussi qu’il y ait un suivi permanent de la part de la municipalité après l’autorisation. Si elle a lieu, il propose que le système réfrigéré se fasse par l’eau glacée – ce qui pourrait être un élément de l’Agenda 21 de la commune. Pour cela, il propose aussi qu’un travail commun avec les villes voisines soit enclenché. Le groupe annonce qu’il s’abstient sur les deux dossiers. Mme Paris rajoute une précision : Télécitygroup ne va pas non plus se raccorder au système collectif au niveau de l’électricité.
Le Maire reprend la parole. Il se dit très intéressé par les réponses apportées des deux groupes. Il rappelle qu’en 2010 la centrale de Charras sera rendue à la ville et qu’il faudra donc opérer des choix. Une commission d’une dizaine de conseillers va y travailler, en association avec les groupes minoritaires. On se trouve devant deux solutions concernant le froid :
- Aller chercher dans la Seine, mais cela demande de la place (2500 m2 nécessaires)
- Utilisation de glaces
Or, les bureaux et la densité de population crée de grands besoins, il faut bien y répondre (NB : on aurait pu aussi penser AVANT qu’il ne fallait pas densifier autant…). Il se montre aussi intéressé d’avoir cette réflexion en commun avec La Garenne Colombes. Il y aura aussi des choix à faire pour le chaud et l’énergie : biomasse, éolien, solaire, géothermie… En conclusion, il s’abstient lui aussi sur ces dossiers, tout en demandant le rapport d’enquête publique. Il incite les groupes à aller déposer des observations sur les registres de cette enquête.
Le conseil étant fini, on passe aux questions orales. Une autre ambition pour Courbevoie présente une question au sujet du Pass92. Mme Paris note que les inscriptions ont lieu au mois de juin alors que le chéquier est reçu par les familles en septembre, ce qui oblige les familles à avancer l’argent et provoque des frais pour les rembourser ensuite. Elle demande s’il n’est pas possible de faire autrement.
Mr Gimonet répond que le problème ne concerne que le centre culturel car les autres associations inscrivent les adhésions en septembre. Le centre culturel comporte 5000 membres et il est donc impossible pour des raisons d’organisation de faire toutes les inscriptions en septembre. Il est ouvert à la réflexion pour améliorer la situation et passe la parole à Mr Jean, tout en disant qu’il est nécessaire d’avoir un engagement ferme des familles
Mr Jean prévient qu’il découvre le problème aujourd’hui en même temps que le conseil. Il dit qu’on trouvera une solution (NB : étonnant car le règlement intérieur prévoit un délai de 2 jours franc pour transmettre les questions au maire. Est-ce que ce dernier aurait oublié de lui transmettre avant ?)
Mme Volard intervient en proposant que le centre prenne les chèques sous forme de caution. Mr Jean répond que c’est interdit par la loi. (NB : Mais d’autres associations le font quand même.) Mme Paris dit qu’elle comprend qu’il faille matérialiser l’engagement. Elle propose que le chèque de juillet ne soit qu’un acompte, qui sera ensuite régularisé par le chéquier Pass en septembre ; ce qui éviterait aussi les remboursements à faire. Mr Jean promet de se pencher sur la question. A suivre donc !
Bernadette Debru
Posté dans Chroniques du Conseil Municipal | Imprimer | Aucun commentaire »
10.7.2008 par Martine.
Début juin, nous avions relaté sur ce blog le refus de tournage dans le quartier de Bécon, opposé par le Maire à Claure Miller. Comme nous vous l’avions annoncé, nous avons interrogé M.le Maire à ce sujet par une question orale lors du Conseil municipal du 25 Juin dernier.
En réponse, il nous a affirmé qu’il ne s’agissait nullement d’un refus de principe de sa part (en totale contradiction avec ce qui nous a été dit personnellement par son directeur de Cabinet, puis confirmé à la société de production par la Directrice de la communication de la Ville). Selon lui, en 2007, 36 demandes auraient été déposées, dont seulement 8 refus et 6 annulées par les demandeurs. En 2008, la Ville aurait reçu 18 demandes dont 9 refusées et 1 annulation (ce qui porte déjà le taux de refus à 50%, très nettement supérieur à celui de l’an passé !). Et pour se justifier, le Maire nous sort un argument imparable “mon choix est dicté de façon très simple : si cela peut gêner mes concitoyens, je refuse”. Amen ! Jacques Kossowski, en chevalier blanc de la défense des habitants (dommage, pas tous, les habitants du quartier des Damiers en savent quelque chose….). La posture est un peu facile.
Dans ce cas-ci, nous dénonçons d’abord le mépris avec lequel une société a été traitée (la réponse a été reçue 3 jours avant la date prévue du tournage alors qu’elle avait déposé son dossier plus d’un mois auparavant, qu’elle était en lien avec la direction de la communication et les services techniques qui n’avaient émis aucune alerte).
Et surtout, un refus non justifié par une quelconque nuisance car le tournage avait lieu en plein jour, pour quelques heures et sans aucun camion sur les lieux du tournage.
Mais la vraie raison est ailleurs : le Maire ne fait pas confiance aux milieux de la culture et du cinéma. “Que ce soit Miller ou un inconnu, c’est pareil. On les connaît avec leurs camions !”. Ils ne seront d’ailleurs plus les bienvenus chez nous : à cette occasion, le Maire nous a informé qu’il refuserait de signer la convention de partenariat proposée par la Commission du film d’Ile de France, pour garder sa liberté de choix, nous dit-il !
Mais cette convention n’entrave en rien cette liberté ; elle permet au contraire d’attirer les réalisateurs en Ile de France et leur offrir de bonnes conditions de tournage aux réalisateurs, tout en donnant un cadre à ces tournages. En réalité, tout ce qui permettrait à la Ville de conforter son image et oeuvrer au développement économique, tout en apportant les garanties que le Maire dit ne pas avoir de la part des sociétés de production. Comprenne qui pourra !
Ne serait-ce pas plutôt et tout simplement parce que la Commission du film est un établissement public émanant de la Région, à majorité socialiste ?
Dans ce cas, l’opposition politique stérile au détriment des intérêts de notre Ville…
Martine Volard
Posté dans Ca se passe à Courbevoie | Imprimer | Aucun commentaire »
7.7.2008 par Nadette.
Bonjour à tous,
Le conseil municipal du 25 juin a démarré à 20h et s’est terminé à 3h45. L’ordre du jour comportait 68 points que vous trouvez ici avec l’ensemble de nos votes.
Au début du conseil, notre groupe intervient sur les points suivants :
- Le compte-rendu du conseil municipal fait par la Mairie n’est pas exhaustif, il ne fait pas mention des débats. Martine Volard évoque l’exemple de Boulogne-Billancourt qui publie un « Journal officiel » de la Ville. Le Maire ironise « Vous ne vous gênez pas pour le faire sur vos blogs » alors qu’un blog n’est pas une communication institutionnelle ! Pour pallier ce manque actuel, voici un compte-rendu détaillé de la séance avec les débats.
- La société Maileva a été payée pour la reproduction et l’envoi de l’interface des machines à voter et listes : 168 288€ TTC pour le 1er tour. Outre le fait que nous sommes opposés à l’utilisation des machines à voter, nous déplorons ce coût pour les habitants. Le Maire répond que la démocratie a un coût et la gauche fait remarquer que ce coût était auparavant supporté par la préfecture et non pas par les Courbevoisiens.
Le règlement intérieur est ensuite voté. A ce sujet, nous avons quelques satisfactions et des déceptions, ce qui explique notre abstention :
|
Points positifs - Délai de convocation du conseil ramené à 5 jours ouvrés |
|
Une démocratie locale à améliorer - Refus du droit à l’amendement |
Le Maire répond la même chose que le 14 avril : la majorité est élue, à elle de travailler. Pour les comptes-rendus exhaustifs, il a peur du travail supplémentaire que cela donnerait au personnel mais s’engage à étudier le coût vers un partenaire externe.
Parmi les autres délibérations, les moments qui m’ont frappée sont les suivants. Sur la mise en vente d’une propriété communale, Patrick Bolli remarque que le bien en question se trouve en réserve sur le POS (plan d’occupation des sols) et qu’il faudrait donc attendre le débat et le vote du PLU (plan local d’urbanisme). Le Maire s’énerve et tient le raisonnement suivant : « Je ne vais pas m’interdire de mettre cette question à l’ordre du jour sous prétexte que votre vote au PLU sera contre . Mes collègues vont voter pour, nous en avons débattu ensemble et je sais que le PLU sera adopté ». La gauche est scandalisée, M. Lasserre s’exclame « on peut aussi faire les conseils sans nous !! »
Plus loin, le deuxième désaccord important porte sur des tarifs municipaux. Nous proposons un moratoire, pour cette année, de ces tarifs (piscine, tennis…), étant donné le contexte de lutte contre le pouvoir d’achat et les difficultés des habitants. A gauche, on fait la même demande. M. Vagner, l’adjoint aux Sports répond que les tarifs sont en-dessous de l’inflation. Le Maire renchérit en disant que « ce n’est pas en jouant au tennis qu’on lutte contre le pouvoir d’achat » ; il déforme même la demande « en quoi est-ce rendre un service à ces gens de ne pas les faire payer ? » alors que personne n’avait demandé la gratuité ; il évoque enfin le fait que tout a un coût et qu’il faut pouvoir continuer à investir. Il note que les familles peuvent demander des aides aussi.
Concernant les gymnases, Martine Volard note la forte occupation par des entreprises via leurs comités (121 heures par semaines) et propose qu’on revoie la répartition des créneaux entre les entreprises et les associations. D’autres pistes de réflexion sont lancées comme le fait de construire les nouveaux établissements avec leur propre gymnase ou de demander à l’université Léonard de Vinci de trouver d’autres solutions. A suivre donc !
Le troisième désaccord porte sur la politique de la petite enfance, lors du vote pour le choix du délégataire de la structure d’accueil Le petit prince. Martine Volard dénonce l’échec de management de la Ville, provoquant un tollé dans la salle. Une fois le calme revenu, elle relève aussi un problème juridique : Alors qu’il est marqué dans le cahier des charges que les places seront attribuées par la Ville, ce n’est pas écrit dans le contrat signé avec la société Babilou. Mme Leventic promet de voir cela avec les services juridiques. Comme le Maire ne peut garantir ce soir que le contrat sera changé dans ce sens, notre groupe s’abstient.
Le quatrième désaccord concerne les comptes administratifs présentés par l’adjoint M. Gimonet. Après le commentaire de la gauche, Martine Volard prend la parole : Notre inquiétude porte sur l’autofinancement, les dépenses de fonctionnement élevées ; nous en avons déjà discuté en commission des finances et nous sommes prêts à continuer avec vous la réflexion concernant le recours aux prestataires externes et leurs coûts. Ce qui nous inquiète aussi ce sont les reports d’investissement, cela montre un manque de réalisme, une absence de planification. Il n’est pas anodin que la présentation montre 42% de taux d’équipement réalisés alors qu’en réalité nous sommes à 22%, c’est un léger mensonge révélateur. En conséquence nous nous abstenons sur ce dossier. M. Gimonet s’énerve un peu et dénonce des « effets de manche » des chiffres, il reproche l’usage du terme de “manque de sincérité du budget”. En revanche, il dit que ses services sont en train de travailler à la mise en place d’outils de suivi des dépenses et l’évaluation de leur efficacité, ce qui est une bonne nouvelle (cela figurait d’ailleurs dans notre programme aux municipales).
Le conseil se termine à 3h45 après les questions orales que vous pouvez consulter ici.
Bernadette Debru
Posté dans Chroniques du Conseil Municipal, Débats | Imprimer | Aucun commentaire »