Tribune libre dans le Courbevoie Magzine de Septembre 2009
Depuis 2005, les activités sportives sont gérées par des associations dirigées par des bénévoles, et fonctionnent grâce aux subventions communales. En contrepartie, les dirigeants sportifs se sont engagés à signer un contrat de partenariat. La Ville y affiche des objectifs ambitieux et louables : priorité aux courbevoisiens, efforts envers le plus grand nombre (sport de masse), dynamisation du tissu associatif, formation de l’encadrement et participation aux manifestations valorisant l’image de la Ville et du sport.
Quel bilan aujourd’hui ?
La population courbevoisienne a augmenté et la forte demande d’activités n’a pas été anticipée : cette année encore, de nombreux enfants ne pourront accéder au sport choisi, faute de possibilités d’accueil.
Malgré la construction du complexe sportif Jean-Pierre Rives et d’un nouveau gymnase au Faubourg de l’Arche, le bâti ancien est dégradé et ne répond pas aux besoins.
La mobilité entre les différents sites n’a pas été réfléchie, compliquant sérieusement l’organisation des parents.
Les dirigeants sportifs n’ont pas la possibilité de rencontrer les habitants, hors la période survoltée d’inscriptions, pour présenter leur sport, le projet de leur club et susciter des vocations de bénévolat.
Les projets concernant l’accessibilité du sport aux personnes en situation de handicap restent encore au fond des tiroirs par manque de volonté d’aboutir.
Nous nous sommes abstenus en Conseil municipal sur le vote des subventions car nous avions réclamé l’an passé la présentation de critères clairs et contrôlables justifiant les montants de subventions conséquents accordés aux associations. Or, malgré le contrat de partenariat signé par tous les clubs et la Mairie, ces justifications ne nous ont pas été données et des incohérences subsistent : écart important entre les associations, fortes subventions à des clubs accueillant peu de nos concitoyens, dépenses et abus en faveur d’une poignée de sportifs de haut niveau.
La politique sportive d’une commune demande la connaissance du milieu sportif, la mise en adéquation des demandes des citoyens et de l’offre des associations, un meilleur soutien administratif aux encadrants, des finances contrôlées bien entendu, mais aussi de l’anticipation et une réflexion globale en concernattion avec tous les dirigeants sportifs locaux.
Le sport a un rôle à jouer dans la transmission des valeurs citoyennes, c’est aussi une école de vie à l’échelle de la commune.
Martine Volard et Patrick Bolli
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