La Majorité municipale UMP de Courbevoie a voté hier soir l’avis défavorable au projet de décret de fusion de l’Etablissement d’aménagement de la Défense (EPAD) et l’Etablissement public Seine-Arche (EPASA). Le Maire a justifié ce vote par l’extension du périmètre de l’OIN sur notre commune sans consultation de la Ville et par l’inéquité de représentation de notre Ville au sein au Conseil d’administration : Courbevoie serait représentée par 1 siège, à égalité avec La Garenne Colombes et Puteaux, alors que Nanterre disposerait de 2 sièges.
Nous nous réjouissons de ce vote, qui conforte notre position. Le malaise était toutefois perceptible au sein de la Majorité municipale. Lisant son texte rapidement, le Maire ne s’est pas étendu largement sur ses justifications. M.Spiri et M.Cesari, conseillers municipaux de la majorité sont d’ailleurs intervenus pour émettre un bémol à ce vote, en voulant différencier les aspects « techniques » du projet de décret du reste du projet de la Défense qu’ils approuvent. M.Cesari, par ailleurs, directeur général de l’UMP, a pris soin de signaler qu’il voterait cet avis défavorable comme le reste de la majorité mais que cela ne remettait pas en cause son soutien au projet de fusion de l’EPAD et de l’EPASA.
Beaucoup de précautions oratoires pour voter non en disant oui. Les tractations ont du aller bon train en mairie avant ce conseil municipal.
Le Maire a-t-il craint de se voir accuser d’abandonner sa Ville et se pose en héraut courageux face à l’Etat ? Acte sincère ou esbroufe de la part d’un Maire en fin de carrière qui n’attend plus de poste, et veut garder la sympathie des habitants ? Nous le saurons s’il pousse réellement sa démonstration jusqu’à déposer un recours contre ce projet de décret lorsqu’ils sera signé, ce qui ne manquera pas. Nous lui avons posé la question en conseil mais bizarrement il nous a répondu qu’il ne déposerait un recours que si les autres villes concernées en faisaient autant ! Puisque le Maire ne manquait pas d’arguments juridiques pour justifier l’avis défavorable, le vrai courage serait désormais de déposer ce recours, même seul.
Le vrai courage consiste également à faire valoir la voix des villes en revendiquant la présidence de l’EPAD. Le Maire de Courbevoie ne voulant et ne pouvant pas revendiquer cette présidence, je lui réitère ma demande, formulée hier soir lors du Conseil municipal, de démissionner de son poste d’administrateur de l’EPAD et d’y proposer ma nomination, afin que je puisse poser ma candidature à la présidence.
Martine Volard
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13.10.2009 à 14:48
Bravo Martine!
13.10.2009 à 19:06
Je vous félicite pour votre courage et votre engagement.
Il était inadmissible que l’Etat outrepasse ainsi les collectivités locales, qu’il se permette d’expandre la Défense jusqu’à la garenne colombe et la moitié de Nanterre sans consultation de populations concernées.
Quant à l’EPAD, l’idée d’y élire celui qu’on nomme maintenant le prince Jean est juste grotesque. Vous avez raison de demander à monsieur le maire de laisser sa place, mais nous savons tous qu’une élue modem ne pourra obtenir la direction… en effet vous n’avez plus 23 ans, vous avez fini vos études, sans fait plus de 2 ans de politiques et, même si c’est anecdotique, vous n’avez pas un père président de la république. Plus sérieusement il doit bien exister un politique de droite vivant à la défense ou une commune concernée (parceque je ne reconnais pas le suffrage universel exercé dans le canton de Neuilly-Sud comme un passe droit pour prendre fonction dans n’importe quel organisme gérant n’importe quelle zone autre que Neuilly Sud) qui ait un tant soit peu de moral et puisse se présenter et sauver la france de la honte et les défensais d’un affreux népotisme.
Enfin, les blagues les plus courtes sont les meilleurs alors qu’on le renvoi s’occuper des hauts de seine et finir ses études ou qu’on me nomme, moi qui ne passe le bac qu’à la fin de l’année, président de Total… il parait que c’est bien d’apprendre sur le tas…
14.10.2009 à 10:39
Chère collègue,
vous aurez en fait très bien compris que mon intervention ne constituait pas un bémol au vote d’un avis défavorable sur le texte de décret, avec lequel je suis en total accord, mais avec l’interprétation que certains, dont votre groupe, voulait en tirer. Il ne s’agissait pas de voter non en disant oui comme vous l’insinuez, mais bien de voter de manière totalement consciente le refus d’un texte dans sa forme actuelle, avec ses faiblesses juridiques et ses problèmes de fond, tout en évitant l’amalgame que vous faites entre ce refus et un avis sur la question de fond qui est celle de l’avenir de La Défense. Pour vous, rejeter ce décret dans sa forme actuelle, c’est dire non à l’extension de la Défense, que vous comparez à une “pieuvre”. Pour ma part, je ne considère pas que le 1er quartier d’affaires européen soit une hydre menaçante, je pense que c’est une grande chance pour notre économie, pour l’emploi, pour nos territoires comme pour toute l’Ile-de-France. Je pense que de la Seine à la Seine, il y a encore de beaux projets à réaliser, pas seulement des projets de bureaux, mais aussi de logements, d’espaces verts, d’équipements collectifs. Je pense que le modèle de La Défense peut évoluer, dans le sens d’une croissance plus durable, respectueuse de l’environnement, prenant en compte des problématiques sociales et urbaines insuffisamment considérées dans le passé, davantage tournée vers ses habitants sans perdre son rayonnement international. Une ambition pour La Défense est nécessaire ; cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas discuter de certains aspects ayant trait à sa gouvernance, à la place des collectivités !
Vous pouvez chercher sur ce vote l’épaisseur d’un cheveu entre la position du maire et celle de sa majorité, vous ne la trouverez pas, si ce n’est en déformant le sens de nos propos.
Bien cordialement,
Jean Spiri