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octobre 2009
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Archive pour 30.10.2009

Quand le centre-ville se porte bien, c’est toute la ville qui va bien !

C’est une phrase prononcée par l’un des intervenants lors des Assises Nationales de Centre-Ville en Mouvement, qui se tenaient la semaine dernière à Nancy, et auxquelles je participais. Cette phrase conforte bien le projet que nous soutenons à Courbevoie de réinventer le centre-ville, pour le rendre plus attractif, et dynamiser ainsi toute notre ville.

La rénovation du centre commercial Charras, qui nous a été présentée récemment, et sur laquelle nous reviendrons ultérieurement, va dans ce sens. Mais l’attractivité du centre-ville ne doit pas se résumer à ce projet. Sa requalification doit donc être menée comme un projet global, incluant plusieurs axes, concourrant à l’attractivité d’un centre-ville :

- Des commerces de proximité, répondant aux attentes des habitants, mixant des commerce de bouche préservés et des enseignes attractives.

-Des parkings à chaque entrée du centre-ville, identifiés et facilement accessibles, avec un nombre de places suffisantes.

- Une voirie embellie, avec des places créant les lieux de rencontre et de convivialité.

- Un plan de déplacement adéquat, pour « déambuler » tranquillement sans risquer d’être perturbé par les voitures, les bus ou les camions de livraisons.

Concernant ce dernier point, le Maire a présenté il y a quelques temps, les grandes orientations du futur Plan de Déplacement Urbain (PDU) de notre ville. C’est dans ce cadre qu’ont été mises en sens unique les rues de Bezon et Marceau. Nous avions d’ailleurs salué le courage politique du Maire, car de telles orientations nécessitent de véritables bouleversements dans nos habitudes quotidiennes. Malheureusement, et comme nous le craignions, une communication et l’explication insuffisante du projet et de ses objectifs ont amené la Ville à faire marche arrière devant les mécontentements.

Il nous faut donc reprendre cette réflexion. En premier lieu, se reposer la question du sens unique choisi. Courbevoie est une ville traversée et bien évidemment, nous devons tenir compte des villes voisines, dont les habitants empruntent la rue de Bezon et la rue Marceau pour leur trajet domicile -travail. Pour notre part, nous pensons que la rue de Bezons doit être consacrée à un usage local et commerçant, en réorientant les flux de circulation par des voies plus adaptées comme le boulevard de Verdun ou celui de
La Mission Marchand.

Il nous paraît de ce fait plus judicieux d’envisager le sens unique à partir de Charras, qui irriguerait ainsi la rue de Bezons. Et même d’aller plus loin, en envisageant un secteur piétonnier de la rue de Bezon, depuis la place Charras jusqu’à la gare de Courbevoie. Dans le cadre de l’élaboration du projet de PLU (Plan local d’urbanisme), nous avions proposé au Maire de requalifier et pacifier le centre-ville, de la place Herold jusqu’à la gare, en passant par Charras, en diminuant le nombre de voies et créant de vraies places au lieu des carrefours routiers.

Mais un tel bouleversement demande un accompagnement fort par des transports intra-Courbevoie adaptés, permettant aux habitants des autres quartiers de rallier facilement le centre-ville, sans voiture. Il nous faut, comme nous l’avons déjà proposé ici, remettre à plat et créer de véritables lignes de transport en commun intra-muros beaucoup plus attractives que ne l’est le Curviabus aujourd’hui. De même, réfléchir et envisager des parkings souterrains aux abords de centre-ville, pour ceux obligés de s’y rendre en voiture.

Patrick Bolli

Pourquoi rien n’est réglé à la Défense : l’exemple des Damiers

Comme nous l’avons expliqué dans un article précédent, l’une de nos réserves sur le Plan de Renouveau de la Défense tient au mépris total qu’il affiche envers les habitants actuels de la Défense qui, dans certains cas, vont être délogés. Nous avons déjà évoqué ici à plusieurs reprises le cas d’une partie des résidences des Damiers, à la Défense 1. Propriétés du bailleur social Logis Transports, filiale de la RATP, 250 logements sociaux et intermédiaires, pour la plupart occupés, vont être cédés au groupe immobilier Hermitage pour être détruits. Et être remplacés par les « plus hautes tours mixtes construites en Europe occidentale » : un ensemble comprenant des logements et un hôtel de luxe, des bureaux et un centre de thalasso. En bord de Seine, la création d’un « cadre de vie exceptionnel » selon la plaquette de présentation, qui choque car réservé aux plus riches…en chassant les habitants actuels moins fortunés, sommés d’allés vivre ailleurs. Cet exemple illustre ce que nous dénonçons dans ce Plan de Renouveau de la Défense : un projet qui accentue encore la ségrégation spatiale et sociale déjà à l’œuvre sur notre territoire. Au nom de l’intérêt général, il profitera essentiellement aux promoteurs immobiliers ; les habitants seront, eux, les grands perdants. Les méthodes utilisées, qui relèvent plus de la stratégie de la peur et de l’intimidation que de la négociation transparente, sont totalement inacceptables. Nous avions déjà dénoncé ici cela et l’urgence de changer de méthode pour que la requalification du quartier – effectivement indispensable – bénéficie aussi aux habitants actuels.

Rien n’a changé, rien n’est réglé. Lire la suite de cet article »

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