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Des Damiers à La Coupole : priorité aux investisseurs au détriment des Courbevoisiens

Tribune du mois de septembre  

C’est en effet la question que l’on peut légitimement se poser lorsque l’on voit les projets qui fleurissent à la Défense. Nous ne sommes pas forcément contre ces projets mais la manière dont ces dossiers sont traités nous laissse perplexes.

Concernant la couverture de la RD7, ce projet consistant à ouvrir La Défense sur la Seine serait plutôt positifs mais nous ne sommes pas dupes : ceci est complètement lié au projet Hermitage, signé le 19 juin dernier, en présence des chefs d’Etat français et russe, alors qu’une semaine auparavant le directeur général de l’EPAD nous affirmait de façon péremptoire que rien n’était fait. Notre groupe est intervenu lors du conseil municipal du mois de juin pour réaffirmer notre attachement à une véritable concertation et non une parodie. En effet, quelle concertation y aura-t-il sur ce projet de couverture de RD7 lorsque tous les habitants des Damiers auront été délogés ? Mais il fallait les faire partir avant que la concertation préalable ne fasse ressortir ouvertement et clairement la colère de ces habitants et qu’on ne pouvait les mettre dehors, sans penser la reconstruction de ce quartier pour eux et avec eux.

Autre projet sur La Défense, autre mascarade : La Coupole. Ce centre commercial de proximité, à taille humaine, est aujourd’hui le coeur d’une bataille qui prêterait à sourire, s’il n’y avait pas des commerçants, des habitants et des clients menacés par le couperet des arrêtés municipaux successifs. Un premier arrêté prévoyait la fermeture du centre, pour mise aux normes de sécurité, le 31 mai, puis repoussée au 30 juin. Nouvel arrêté le 30 juillet prévoyant, cette fois, la fermeture du centre, le Club Med Gym excepté. Pourquoi une telle exception ? Toutes les parties du centre ne sont-elles pas amiantées ? Le pire est que cette tragédie humaine est prévue depuis 2007, lors du premier passage de la commission de sécurité. L’EPAD avait préféré ne pas réaliser les travaux et tenté de revendre le centre à une société foncière courant 2010. Alors que le centre devrait être fermé, les commerçants ont décidé de résister face aux pressions (constructions de murs devant les commerces, agression physique, contrôles administratifs…) car au moment où nous écrivons, ils n’ont toujours pas été indemnisés, notamment pour pouvoir licencier. Qu’en pense le Maire de Courbevoie, vice-président de cet établissement public qui se comporte en voyou ?

Patrick Bolli et Franck Parmentier

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