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La Coupole : un historique accablant pour l’EPAD
Posté par Pierre le 1.9.2010 @ 01:01 Dans Commerces, La Défense | Aucun commentaire
Ce centre de la Coupole construit en 1975 sur le territoire de l’EPAD n’est pas uniquement un passage reliant les tours Areva et Total à Coeur Transport mais aussi un centre commercial à taille humaine (38 commerces et un cabinet médical) et bien pratique tant pour les salariés que les habitants du quartier Gambetta.L’imbroglio qui oppose commerçants et EPAD est malheureusement le fruit d’un historique accablant pour l’établissement public :
- loi n° 2007-254 du 27 février 2007 : en vertu de cette loi, l’EPGD, devenu Defacto, est créé. L’EPAD conserve son rôle d’aménageur et l’EPGD est chargé de la gestion des infrastructures. Tel est le cas à la Coupole
- Avril 2007 : Arcalia inspecte le centre et conclut à la présence d’amiante
- 27 juillet 2007 : Bernard Bled, directeur général de l’EPAD, signe une convention de médiation avec Messieurs Claude Amar et Jean-Pierre Mattéi afin d’engaer le dialogue avec les commerçants
- 12 octobre 2007 : la sous-commission de sécurité donne un avis favorable à la poursuite de l’exploitation du centre tout en proposant la réalisation de mesures (remédier aux dysfonctionnements constatés lors d’essais, matérialisation de l’emprise des terrasses, compléter l’éclairage dans le mail…)
- 2007/2008 : une médiation est entamée entre l’EPAD et les commerçants sans rapport final
- 5 juin 2008 : le rapport de Me Evelyne Avakian, avocat à la Cour, propose une clé de répartition pour les travaux de désamiantage (93 ou 94% à la charge de l’EPAD et 7 ou 6% à la charge des propriétaires des murs)
- 14 octobre 2008 : Philippe Chaix remplace Bernard Bled en qualité de directeur général de l’EPAD
- 28 janvier 2010 : l’EPAD informe les commerçants de la fermeture prochaine du centre et du choix de l’opérateur (SODEARIF, filiale de Bouygues) chargé de la rénovation et de la restructuration.
- 5 mars 2010 : nouveau passage de la sous-commission de sécurité qui, au vu de l’absence de travaux, émet un avis défavorable à la poursuite de l’exploitation au vu des éléments (non fonctionnement des interphones de sécurité, information erronée au PC de sécurité, non fermeture de certaines portes palières des ascenseurs…)
- 18 avril 2010 : arrêté du Maire de Courbevoie enjoignant au propriétaire et à l’exploitant (EPAD et Defacto) de réaliser les mesures prescrites par la sous-commission de sécurité sous peine de fermeture au 31 mai 2010
- 5 mai 2010 : nouvel arrêté repoussant la fermeture au 30 juin 2010
- 31 mai 2010 : en réponse à une question orale lors du conseil municipal, le Maire de Courbevoie assure que le centre fermera le 30 juin et que les commerçants seront “intégralement indemnisés”
- 8 juin 2010 : l’EPAD signe un protocole avec le groupement Financière immobilière bordelaise/Pelican Capital pour la reprise des parties communes. En contrepartie, le groupement est autorisé à construire 8 000 m² supplémentaires sur deux étages.
- 18 juin 2010 : la sous-commission de sécurité émet un avis favorable pour la réalisation de tunnels de sécurité en prévision des travaux du centre
- 24 juin 2010 : le Maire de Courbevoie adresse un courrier au président de la Financière immobilière bordelaise pour dénoncer les méthodes employées. Sans véritable effet !
- 25 juin 2010 : l’EPAD informe, par courrier, les commerçants de la signature du protocole en date du 8 juin 2010
- 1er juillet 2010 : la société GENERE monte les premiers murs dans le centre, obstruant les entrées des commerces fermés. Néanmoins, aucun commerçant n’a reçu le moindre centime d’indemnisation, raison pour laquelle une majorité a décidé de résister en continuant l’exploitation de leur fond. Malgré l’arrêté municipal, le centre reste ouvert !
- 6 juillet 2010 : nouvel arrêté du Maire enjoignant la fermeture du centre à la date de notification
- 15 juillet 2010 : la sous-commission de sécurité émet un avis favorable pour que le Club Med Gym poursuive son activité. Le tribunal de grande instance de Paris enjoint l’EPAD de réaliser “les travaux mis à sa charge par arrêtés des 18 avril et 5 mai 2010 dans les termes des procès-verbaux de la sous-commisison […] des 12 octobre 2007 et 5 mars 2010 dans le mois de la présente ordonnance et sous astreinte de 25 000 € par jour de retard passé ce délai”. De son côté, le Maire de Courbevoie, en conseil d’administration de l’EPAD, fait voter un amendement au protocole du 8 juin permettant à l’EPAD de prêter 3 millions d’euros au repreneur pour indemniser les commerçants.
- 30 juillet 2010 : le Commissaire de La Défense annonce, dans l’après-midi, l’arrêt temporaire des travaux jusqu’au 31 août. Dans la soirée, les ouvriers tentent de bloquer les accès du centre, engendrant une altercation entre commerçants et vigiles, d’une part, et commerçants, d’autre part. une commerçante est agressée et porte plainte (10 jours d’ITT).
- 5 août 2010 : nouvel arrêté du Maire enjoignant la fermeture à la date de notification, Club Med Gym excepté
- 6 août 2010 : dans un communiqué de presse, l’EPAD dénonce une plainte mensongère de la commerçante agressée et menace de porter plainte pour dénonciation calomnieuse
- 15 août 2010 : les travaux ne sont pas réalisés et l’EPAD doit s’acquitter de l’astreinte journalière de 25 0000 €
Au vu de cet historique démontrant la mauvaise foi de l’EPAD (arrêt de la médiation sans rapport final, mépris des commerçants pendant deux ans, pressions), Patrick Bolli a lancé un appel à la résistance :
“Alors que le centre commercial de la Coupole devrait fermer prochainement, j’en appelle à la résistance de celles et ceux qui ne veulent pas voir ce centre de proximité disparaître. J’ai rendu visite, à plusieurs reprises, aux commerçants encore présents et qui n’ont pas cédé aux pressions psychologiques exercées par l’EPAD.
Oui, ce centre a besoin de travaux ! Oui, ce centre nécessite une rénovation ! Pourquoi l’EPAD a-t-il tant tardé avant d’entreprendre les prémices de travaux sans réelle concertation ? Mais aujourd’hui, le constat est là : le centre devrait fermer. Contrairement à ce que dit le Maire de Courbevoie, que les commerçants attendent toujours, il n’y a aucune obligation de fermer ce centre. En effet, les travaux peuvent se faire par phasage, comme l’avait préconisé la médiation entreprise sous l’ère Bled. C’est toujours possible.
Les commerçants de ce centre ne doivent pas baisser les bras. Si l’option de la fermeture totale est retenue définitivement, les commerçants devront être indemnisés préalablement.
C’est pourquoi nous avons [1] demandé au Préfet, avant le 30 août, une réunion avec tous les protagonistes de ce dossier. Seule la concertation et le dialogue permettront de faire avancer les choses positivement.”
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[1] demandé au Préfet: http://cm.modem-courbevoie.fr/2010/08/30/la-coupole-lettre-de-patrick-bolli-au-p
refet/
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