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22.11.2010 par Pierre.
Alors que le Maire de Courbevoie se montrait rassurant lors du Conseil municipal du 27 septembre 2010 et que Mme Ceccaldi-Raynaud, en qualité de Présidente de l’Établissement public d’aménagement de La Défense Seine Arche (EPADESA), a récemment reçu une délégation de commerçants de La Coupole, sous les ors de la République, à l’Assemblée nationale, l’avenir s’assombrit pour ces commerçants.
En effet, le 9 novembre dernier, le Maire de Courbevoie a signé un nouvel arrêté de fermeture du centre et du passage de La Coupole au 24 décembre prochain. Comble du cynisme, les commerçants n’ont pas été avertis par M. Kossowski mais par le Préfet qui, par courrier du 15 novembre, indique que « la situation a changé. » Si la situation a changé, ce n’est certainement pas dans les actes mais sans aucun doute dans les promesses non tenues.
Le 5 novembre 2010, le Conseil d’administration de l’EPADESA a « décidé d’assurer directement l’indemnisation des commerçants et a voté une dotation budgétaire immédiatement mobilisable pour leur indemnisation », annoncée à 17 millions d’euros dans la presse. Nous constatons au passage que l’établissement public, condamné à une astreinte de 50 000 € par jour, par arrêt de la Cour d’appel de Paris en date du 13 octobre 2010, se substitue au groupement FIB / Pélican pour les négociations.
Le fiasco de La Coupole révèle la manière dont un établissement d’État, où siègent les élus de nos collectivités, met la charrue avant les bœufs. En 2009, l’EPAD avait laissé un délai « raisonnable » de près de six mois pour que les négociations aient lieu avec le repreneur d’alors, mais en vain. Aujourd’hui, l’EPADESA espère qu’en un peu plus d’un mois, tous les protocoles soient signés. Une utopie !
Si nous avions demandé au Maire de Courbevoie, en septembre 2010, la signature d’un nouvel arrêté avec pour date minimale le 31 décembre 2010, notre but était que les négociations reprennent dans la sérénité et que les commerçants exploitent décemment leur fonds de commerce, sans la menace d’une fermeture imminente. Malheureusement, aucune décence mais du cynisme de la part du Maire de Courbevoie, qui prétendait assumer le statu quo, car les négociations n’avancent guère.
Dès l’origine, les dés sont pipés car, comme aux Damiers, aucun cadre n’avait été fixé. Nous avions plaidé pour un calendrier de négociations mais également pour un échéancier d’indemnisation pour les commerçants qui ne souhaitaient pas revenir après réhabilitation, ceux souhaitant réintégrer leurs locaux devant être indemnisés mensuellement en fonction des derniers bilans. Dès que le cadre était déterminé, chaque commerçant était donc libre de négocier comme il l’entendait. Toutefois, ceci n’est pas la politique de l’EPADESA puisque son directeur général préfère diviser pour mieux régner.
M. Kossowski a donc signé un nouvel arrêté alors qu’il ne participe pas aux rendez-vous organisés par Mme Ceccaldi-Raynaud. Par ces actes, le Maire de Courbevoie méprise le commerce de proximité du quartier Gambetta. Mais qu’en pense la présidente du conseil dudit quartier, administratrice de Defacto et candidate UMP aux prochaines élections cantonales ?
(photo : Flickr)
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22.11.2010 par Pierre.
Depuis trois ans, Hermitage joue avec la peur des habitants du quartier, Logis Transports néglige ses locataires, l’EPAD se cache et le Maire de Courbevoie agit à l’inverse de ce qu’il avait promis, préférant organiser des réunions de concertation (ou plutôt d’enregistrement) au cours desquelles il adopte une attitude méprisante. Le credo de chacun étant de « faire rentrer de l’argent » dans les caisses au détriment des habitants !
À plusieurs reprises, Emin Iskenderov, PDG d’Hermitage, a menti tant sur les chiffres du relogement des locataires des Damiers Infra, Anjou et Bretagne que sur la date d’obtention du permis de construire. Cette communication n’a qu’un seul but : intimider les locataires et dissimuler les failles d’un « projet fou et opaque » dont le financement reste complexe et auquel aucune banque française ne souhaite y participer. Face aux copropriétaires, le milliardaire russe n’adopte pas les mêmes méthodes car il est enclin à négocier pour limiter les recours.
Quant à lui, Logis Transports continue le relogement de gré à gré et dépose des permis de démolir alors que des locataires y résident encore. Un nouveau cap a été franchi le 9 novembre 2010, date à laquelle le bailleur social a lancé un appel d’offre pour le désamiantage des Damiers Infra. Nous réclamons plus de transparence dans la procédure et une indemnisation rétroactive pour tous les locataires en fonction de critères de surface de logement et de composition du foyer. Cette mesure vise à empêcher la division tout en instaurant un principe d’équité entre chacun.
Enfin, le Maire de Courbevoie bénéficie de soutiens au plus haut de l’État puisque la signature de l’accord, en juin dernier, a eu lieu entre le groupe Hermitage et l’EPAD, en présence des présidents Sarkozy et Medvedev. Ainsi, il peut, avec sa majorité municipale, voter la démolition de logements encore habités ! Apparemment, les élus UMP n’ont pas mesuré les conséquences de leur vote inique puisque les derniers locataires des Infra ont récemment reçu un courrier leur annonçant que leur bail serait « cassé dans six mois », les obligeant à accepter l’offre qui leur sera faite et les mettant en position de faiblesse pour toute négociation.
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