Le Maire, qui prétend partout défendre les habitants de Courbevoie, notamment contre les promoteurs, a encore prouvé lors du conseil municipal du 20 décembre 2011, que ce n’était qu’une posture devant la presse et l’opinion publique.
Il a refusé de retirer - ou de voter contre - la délibération autorisant la démolition des immeubles Les Damiers Anjou, à La Défense. Il a juste oublié qu’il y a toujours des habitants dans ces immeubles, et qu’il s’était lui-même engagé à n’autoriser cette démolition que lorsque les immeubles seraient entièrement vides ! Contrairement à ce que le Maire de Courbevoie a affirmé, les habitants des Damiers n’ont pas tous reçu des offres intéressantes, et ce n’est pas la publicité mensongère faite sur certains blogs, par des habitants triés sur le volet, qui nous fera changer d’avis. Plus c’est gros, plus ça passe ! Le premier magistrat de la ville, qui devrait être le défenseur des intérêts des Courbevoisiens, ne tient pas compte des récentes décisions de justice. Il aurait dû, au minimum, reporter cette délibération. Il ne doit pas se retrancher derrière l’EPADESA, car il en est, avant tout, vice-président et cet ensemble immobilier est en premier lieu sur le territoire de la commune de Courbevoie avant d’être sur celui de La Défense.
L’EPADESA suit ce projet uniquement pour récupérer des droits à construire. C’est l’éternelle fuite en avant.
Dans cette affaire, qui dirige Courbevoie ? Sûrement pas le Maire, car malheureusement, là encore, il ne fait qu’obéir à des décisions prises ailleurs. A l’Elysée ? Ce projet n’est en rien un projet urbain, c’est un projet privé, voulu par personne, hormis par le Président de la République !
Nous ne laissons pas tomber, contrairement à la majorité municipale, les habitants des Damiers, car ce sont des Courbevoisiens à part entière, qui n’attendent qu’une chose : continuer à vivre dignement et tranquillement dans ce quartier - abandonné d’ailleurs par un défaut d’entretien - ou être accompagnés dans un projet personnel de relogement dans des conditions décentes et des méthodes transparentes.
Le maire continue, par ce vote, à faire pression sur les derniers occupants, de manière intolérable et scandaleuse.
Au conseil municipal, le vote à main levée correspond à un vote contre ; nous avons donc bien évidemment levé le bras, de même que le groupe « Une autre ambition pour Courbevoie » ; tous les élus de la majorité étant restés muets et statiques.
Nicolas Sarkozy et ses amis russes peuvent dormir tranquilles : Les Damiers seront démolis. La majorité a voté, sans rien dire. C’est ce que l’on appelle la démocratie… façon UMP.
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