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A quand la rénovation du parc de Bécon ?

La majorité municipale a organisé des réunions publiques concernant la rénovation du parc de Bécon pour nous expliquer, à la fin, que ce projet ne pourra se faire qu’avec l’appui, notamment financier, du Conseil Général, mais aussi  avec l’intervention de nombreux autres organismes tels que la DIREN (Direction Régionale de l’Environnement)…et donc que la ville est tributaire de tous ces intervenants dans le parcours administratif pour un résultat bien incertain au final. On remarque, encore une fois, que le Maire, dans la réponse qu’il fait lors du tchat du 16 mai dernier, ne donne pas de calendrier. La rénovation du parc de Bécon risque fort de ne pas se faire dans l’immédiat. D’autres chantiers, tout aussi importants et devenant tout aussi urgents devant être réalisés, comme la Cité des loisirs et la rénovation de la gare de Bécon.

Avec le projet du Grand Paris, dont une gare pourrait être sur notre commune, à proximité de l’actuelle gare du Transilien rénovée et rendue accessible, nous proposons la rénovation du quartier de Bécon afin que celui-ci reste attractif tout en gardant son esprit « village ». Pourquoi ne pas intégrer dans cette rénovation la réhabilitation du parc de Bécon ? Et créer un ou plusieurs parkings, depuis la place de Belgique et le pont de Levallois, permettant ainsi un accès facilité à la gare, au parc de Bécon et aux commerces de ce quartier. Cela aurait l’avantage de créer un poumon vert sur la place Sarrail rendue aux piétons et à de nouveaux  espaces verts. Inclure la rénovation du parc dans ce programme est une nécessité car cela crée une continuité verte. Ce parc doit également être rendu plus attractif en y permettant certaines activités festives.

Centre commercial Charras : la fermeture n’est pas inéluctable !

Le centre commercial Charras est malade. Ne le laissons pas sans soins ! Aujourd’hui, ce centre commercial, vital pour le quartier, mais aussi pour la ville, est en train de mourir à petit feu, dans l’indifférence totale de la part de l’équipe municipale en place qui semble ne vouloir  rien faire. Nous avons régulièrement tiré la sonnette d’alarme mais sans être entendus. Certes, le lieu est complexe, mais ne rajoutons pas la peur et l’incertitude. Et lorsque le Maire prétend que ce n’est pas de son ressort, que c’est « une affaire privée », il oublie, sciemment, que dans Charras il y a des équipements publics (parking, piscine, patinoire).

La majorité municipale ne semble pas prendre conscience que ce centre est la locomotive du centre-ville. Si elle a la volonté réelle de donner une véritable impulsion à ce projet, elle doit mener rapidement, et en concertation avec tous les acteurs concernés, les études pour le déplacement du parking. Celui-ci pourrait se situer rue de l’Alma, avec un accès par le carrefour routier Alma/Bezons. Les clients sont attachés aux commerces existants et ne veulent pas forcément des enseignes que l’on retrouve partout ailleurs.

Nous organisons une réunion avec l’ensemble des commerçants le jeudi 12 mai 2011, au Garden Café, à partir de 20h, afin de pouvoir faire le point ensemble, sur la situation et les desiderata de chacun. Aujourd’hui, nous sommes les seuls à prendre une telle initiative et nous pensons que la seule issue possible soit dans la concertation et la négociation. 

Rassembler les communautés à Courbevoie

En ces moments où la peur exacerbe la haine envers l’autre, et alors que certains jouent sur ces craintes, j’ai souhaité, en collaboration avec l’association CIEUX, organiser une rencontre inter-religieuse sur Courbevoie. Ceci dans un esprit de rassemblement et d’intégration, afin que les uns et les autres dialoguent ensemble.

J’invite l’ensemble des Courbevoisiens à venir à cette première prise de contact qui aura lieu le mercredi 4 mai, en salle 3 (à la Mairie) à partir de 18h30, afin d’organiser la rencontre avec l’ensemble des communautés religieuses de la commune.

Patrick Bolli

Elections cantonales à Courbevoie : Reprenez le pouvoir !

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Un débat d’orientation budgétaire tronqué à Courbevoie

Lors du dernier conseil municipal de Courbevoie en date du 9 février 2011, les élus avaient à débattre sur les orientations budgétaires de notre commune pour l’année 2011. Voici l’intervention de Patrick Bolli :

“Sur la forme, ce débat d’orientation budgétaire répond aux demandes formulées depuis le début de cette mandature, par Martine Volard.

Toutefois, permettez nous de nous poser un certain nombre de questions comme par exemple, sur le plan local de l’habitat (PLH). Celui va-t-il s’éteindre, au profit d’un PLH intercommunal ?

La même question se pose pour l’Agenda 21. Est-ce que les Courbevoisiens qui ont suivi les ateliers 21 se seront déplacés pour rien ?

Concernant l’aménagement du territoire communautaire, cela prouve, une fois de plus s’il en était besoin, que vous n’avez aucune vision, ou alors que vous vous la laisserez dicter par d’autres. L’intercommunalité, telle qu’elle est aujourd’hui, ne peut pas avoir de vision globale de son aménagement puisque les villes de l’EPADESA n’y sont pas toutes intégrées.

Garder la famille au cœur de l’action municipale en répondant aux besoins des Courbevoisiens en matière de petite enfance, nous ne pouvons qu’approuver ces orientations, à condition que cela se concrétise et qu’enfin nous exercions un réel contrôle sur les délégataires, afin d’éviter les dérives que nous connaissons. Etes-vous prêt à renégocier ces DSP ?

Quand on aborde le chapitre des transports, parler du nouveau Curviabus comme de la panacée, c’est très curieux. Nous avions demandé en septembre à avoir un reporting et un suivi régulier de ce service. Nous l’attendons vivement.

S’agissant de la police municipale et notamment de son armement, nous sommes très circonspects. Il est vrai que la police, aujourd’hui, joue un rôle de plus en plus large ; mais armer les policiers municipaux ne résoudra rien si nous ne nous attaquons pas aux problèmes de fond. Tout d’abord, la définition des compétences entre la police municipale et la police nationale. Cela pourra éviter d’éventuelles erreurs ou bavures. Avec une arme, l’erreur peut être fatale. La note dit que cet armement est nécessaire face à l’augmentation des comportements agressifs mais, comme à l’accoutumée, vous affirmez sans démontrer. En quoi les faits se sont-ils aggravés ? Pouvez-vous nous donner les chiffres des 5 années précédentes, afin que nous constations par nous- mêmes ? Et surtout, en quoi une arme de poing fera-t-elle baisser l’agressivité ? La capitale britannique, me semble-t-il, n’a toujours pas armé ses policiers. La délinquance n’y est pas plus élevée qu’ici d’ailleurs. Ensuite, avant d’armer quelqu’un, il faut le former au maniement de l’arme. Quelle formation recevraient les policiers municipaux ?

Ensuite, concernant les opérations de mises aux normes,  quand aurons-nous un plan global d’accessibilité et quand  aurons-nous un compte-rendu et des réunions de suivi de ces mises aux normes ?

A priori, la réfection de la gare de Bécon n’est pas inscrite dans le budget 2011, alors que vous vous êtes engagés, en réunion publique sur le Grand Paris, à tout faire pour que la rénovation de cette gare se fasse au plus vite, avec un financement, pour partie, des communes. Quel sera le montant de ce financement ?

 

Sur le fond, ce débat d’orientation budgétaire s’inscrit cette année dans un contexte nouveau, qui change fondamentalement la donne et notre façon d’envisager le budget de la Ville : ce contexte est bien sûr celui de la création de la communauté d’agglomération Seine-Défense. La donne est différente parce que désormais une partie de nos compétences ne relève plus de la Ville seule, et donc de son budget. C’est le jeu normal de l’intercommunalité et nous ne le remettons pas en cause, tant nous avons ici appelé à la disparition des chapelles locales au profit d’un projet collectif plus large, plus cohérent et plus solidaire sur le bassin de vie de La Défense.

Donc, nous devrions inscrire aujourd’hui notre débat d’orientation budgétaire dans cet ensemble plus large, plus cohérent, plus solidaire et démocratique. Mais deux problèmes majeurs rendent aujourd’hui impossible ce débat, et vous en êtes responsable :

- Le premier, c’est que ce débat ne s’inscrit pas dans un réel projet intercommunal, et si vous en avez réellement un, il n’est ni large, ni cohérent, ni solidaire.

La grande partie de votre discours consiste à dire que vous ne pouvez rien dire parce que vous ne savez pas encore ce que sera cette intercommunalité. Vous avouez ainsi ce que nous avions dénoncé lors de sa création et ce qui avait justifié notre abstention : cette intercommunalité n’est qu’une intercommunalité d’opportunité, d’obligation, de défense, mais n’est pas une intercommunalité de projet.  Pourquoi avoir marié Courbevoie uniquement avec Puteaux ? Pour mutualiser quoi et comment ? Pour y gagner quoi ? Vous ne savez y répondre car de projet commun, il n’y a point. Je comparerais cette situation à celle d’un bâtisseur qui ferait des fondations avant d’avoir les plans. C’est seulement maintenant que vous allez y réfléchir, je dirais plutôt tenter de créer un projet et de justifier ce mariage. Depuis le début, nous dénonçons cette absence de projet que montre l’incohérence du périmètre de Seine-Défense. Vous aviez justifié cette création « a minima » par un soi-disant « pragmatisme », une étape seulement avant d’aller plus loin. Nous avions dit que nous craignions que cette étape ne soit en fait très longue car une telle création n’est pas simple. La mutualisation des services et des compétences nécessite du temps, de l’énergie et de l’argent. Vous le confirmez aujourd’hui quand vous expliquez pourquoi le transfert réel des compétences ne pourra se faire que progressivement. Vous engagez donc les finances et les ressources de notre Ville dans ce périmètre incohérent et sans projet. Vous ne savez pas où vous allez et vous le dites vous-mêmes. Vous comprendrez que nous ne pouvons vous suivre !

Vous évoquez 2011 comme une année de transition. Vous aviez déjà dit la même chose en 2010. Forcément, sans projet et sans gouvernail, il y a fort à parier que vous nommerez également 2012 comme année de transition. Pour ma part, j’appellerai cela de la navigation à vue.

- Le deuxième, et il est encore plus important, c’est que ce débat ne s’inscrit plus dans un cadre démocratique et nous ne pouvons l’accepter. Vous nous avez dépossédés d’une grande partie de nos prérogatives, la discussion budgétaire au profit de l’assemblée intercommunale, qui en soit ne poserait pas de problème si vous ne nous aviez pas exclus de cette assemblée !

Une grande partie de nos compétences – et a priori pas des moindres – vont être transférées à la communauté d’agglomération, ce qui n’est pas un problème en soi, nous le répétons. En revanche, ce qui pose problème, c’est que par un extraordinaire hold-up de démocratie, vous avez confisqué dans le même temps la représentation de tous les Courbevoisiens dans la gestion de ces compétences. Car, non, M. le Maire, votre majorité ne représente pas, et de loin, l’ensemble de nos concitoyens. Je vous rappelle, pour mémoire, que moins de 30% de la population a voté pour la liste que vous conduisiez aux dernières élections.

Et cela n’est pas neutre, c’est même fondamental, car de ces décisions dépendront les transferts financiers et donc le budget restant dans nos villes. À l’avenir, et alors qu’aucune élection démocratique n’a modifié cette représentation,  une grande partie de ces décisions seront débattues et prises par un groupe unique qui ne représente qu’une partie des habitants. Vous vous dites démocrates ? Non, c’est de la spoliation !

Avec l’intercommunalité, la donne a changé : le budget communal va devenir un budget résiduel et c’est sur ce résidu seul que vous allez permettre aux Courbevoisiens de débattre et de décider. Pour le reste, pour le budget qui donnera le « la », vous allez travailler en huis clos, à l’intérieur d’un petit groupe qui a confisqué les finances de notre Ville. En guise d’amusement, de compensation, vous nous proposez de jolies mesures, comme des jouets donnés à des enfants pour les calmer. Bien sûr, certaines sont intéressantes,  dans le domaine de la petite enfance, de l’éducation et de la jeunesse, de la culture, de la solidarité. Mais que cela aujourd’hui est stérile et vain, vous nous proposez même des mesures dont nous ne savons pas si demain elles relèveront de notre compétence, comme les transports, l’environnement, les équipements structurants (Cité des Loisirs), le commerce…

 

Nous ne sommes pas des enfants que l’on amuse. Nous sommes des élus responsables qui représentons des Courbevoisiens.  Nous n’acceptons pas le hold-up sur notre ville et ses finances. Ce débat d’orientation budgétaire aujourd’hui n’a pas de sens. Il est nul et non avenu car vous nous demandez de discuter d’un budget sur lequel nous n’avons plus de maîtrise puisque vous nous avez délibérément exclus de son pendant indissociable : le débat d’orientation budgétaire et le vote du budget de la communauté d’agglomération Seine-Défense. Nous redemandons aujourd’hui, formellement et solennellement, la représentation de toutes les sensibilités du conseil municipal au sein du conseil communautaire, pour respecter le choix des Courbevoisiens. Nous disons bien, la représentation de toutes les sensibilités et non de celle que vous auriez choisie au gré de votre convenance, car nous sommes réellement des démocrates. Nous demandons solennellement à participer au débat d’orientation budgétaire de la communauté d’agglomération Seine-Défense avant de pouvoir débattre du budget de Courbevoie.”

Chères DSP à Courbevoie

 tribune du Courbevoie mag de février

Au regard des documents que nous avons pu consulter lors de la présentation des rapports de Délégation de service public (DSP), nous nous interrogeons sur le contrôle qu’exerce la ville sur ses délégataires et, surtout, sur le manque de vigilance quant à ce qui pourrait paraître comme des dérapages. Nous avions déjà abordé ce sujet à propos de la fourrière.

Cette année, c’est le rapport annuel concernant deux crèches en DSP, Les Galopins et Le Petit Prince, qui nous interpelle. En effet, comment justifier un transfert d’argent au siège, sans explication, de 106 717 € (au lieu des 10 000 € prévus) pour Le Petit Prince, et un dépassement des prévisions initiales de plus de 96 000 € pour Les Galopins, alors que les frais comptables et de gestion sont calculés par ailleurs ? Nous remarquons aussi que les frais (alimentation, hygiène, chauffage…) sont largement surestimés dans les prévisions, par rapport à la consommation réelle. Étonnant !

Le délégataire Evancia SAS (Babilou) n’a déposé aucun de ses comptes depuis 2007 au greffe du tribunal de commerce, en contravention avec l’article L. 232-23 du Code de commerce. Cela ne semble pas choquer la majorité… Ces transferts d’argent nous laissent perplexes, et nous exigeons les pièces comptables justificatives légalement obligatoires. Sans être systématiquement opposés aux DSP, nos impôts (496 000 €, hors subvention du département et de la CAF) ne doivent pas servir à grossir des bénéfices.

Nous avons demandé, en séance, la renégociation de ces DSP, mais, devant le refus de la majorité, nous ne pouvons que déplorer la désinvolture avec laquelle la ville gère les deniers publics. D’autant qu’une autre phrase, très sibylline, nous interpelle : « La structure respecte les objectifs fixés par la ville (ce n’est pas très difficile vu qu’ils sont très vagues) tant d’un point de vue de la qualité de service que par la fréquentation importante des habitants de la ville, soit 84 % d’occupation en 2009. » Les parents qui attendent une place en crèche apprécieront…

Mais l’UMP, en confiant toujours plus d’établissements de petite enfance au secteur privé, ne fait qu’obéir aux incitations du Conseil général qui privilégie les crèches privées à but lucratif. Or, ce type de crèche ne correspond pas nécessairement à l’attente de tous les parents, et d’autres modes de garde non collectifs, comme la garde partagée, peuvent être promus.

Conseil municipal de Courbevoie : mercredi 9 février 2011 à 20h

Le prochain conseil municipal de Courbevoie se tiendra ce mercredi 9 février 2011 à partir de 20h à l’Hôtel-de-Ville. Retouvez l’ordre du jour en cliquant ici

Communauté d’agglomération Courbevoie / Puteaux : une vision restreinte

interco.jpgLors du conseil municipal de Courbevoie en date du 27 septembre 2010, une délibération portait sur le périmètre de la future intercommunalité Courbevoie / Puteaux.

Cette intercommunalité, à nos yeux pas assez élargie car il aurait fallu y inclure l’ensemble des villes du périmètre de La Défense, n’est que la première pièce de ce puzzle imposé par la loi. Le Maire de Courbevoie nous a affirmé que l’ouverture à d’autres communes se ferait. Sans aucune certitude en l’état actuel !

Notre abstention n’est pas contre les intérêts de Courbevoie, mais plutôt pour nous prémunir d’un quelconque retour en arrière de la part de Puteaux et en attendant l’élargissement. Une abstention n’est ni un déni ni un chèque en blanc, car nous resterons vigilants et actifs. Nous continuerons de défendre une communauté d’agglomération beaucoup plus large avec La Garenne-Colombes, Nanterre, Suresnes et Rueil-Malmaison. La création de cette intercommunalité n’a un sens que par la volonté, de la part de notre ville, d’ouverture et de mutualisation de certains champs de compétences.

Histoires gourmandes…

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Les rencontres du livre d’histoire se tenaient ce week-end, à la bibliothèque municipale, sur le thème “Histoire(s) gourmande(s)”. Malgré la qualité des ouvrages présentés et des intervenants, il y avait pourtant bien peu de monde. Un désintérêt étonnant alors que cette année encore, les classes de primaire volontaires y ont été associées par le biais de travaux (poèmes, travaux manuels,..) qu’elles exposaient.

Est-ce le manque de communication ? Un thème restrictif et donc moins accessible au grand public ? Désintérêt pour la lecture ou association trop faible des parents aux travaux réalisés dans les classes ? La Ville qui a fait de cette manifestation l’un des axes de sa politique pour la lecture doit s’interroger.

Je salue tout de même les lauréats des classes participantes pour leur imagination et l’esprit critique dont ils ont su faire preuve lors de débats dignes des grandes émissions littéraires.

Patrick Bolli

Rendre la ville accessible à tous : plus d’ambition !

La commission accessibilité, dont la création est rendue obligatoire par la loi du 11 février 2005, relative à l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, s’est (enfin) réunie le 27 avril dernier, pour la première fois de cette mandature. Cette commission associe les services municipaux, des élus (j’y représente notre groupe politique) et des associations de personnes handicapées.

La municipalité a annoncé la réalisation prochaine d’un audit des bâtiments communaux. Il était temps ! Rappelons que la loi oblige à la réalisation de ces diagnostic avant 2011, et à la réalisation des travaux pour mise en conformité d’accessibilité avant 2015.

Une première avancée toutefois insuffisante. Nous avons demandé à ce que cet audit soit étendu à l’ensemble de la ville (voirie, commerces et tous espaces publics en général) afin d’élaborer un recensement exhaustif de toutes les difficultés d’accessibilité que peuvent rencontrer les personnes avec un handicap…mais également les parents avec poussettes ou landaux et les personnes âgées. L’accessibilité n’est pas que l’affaire des personnes avec handicap, mais notre affaire à tous. Un lieu accessible est un moment de vie simplifiée pour bon nombre d’entre nous.

Le maire n’a pas le pouvoir sur tout mais il peut -et doit - donner des impulsions fortes. Nous allons adopter bientôt le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de notre ville. C’est un moment privilégié pour la Municipalité d’écrire une page sur l’accessibilité et faire entrer Courbevoie dans une ère résolument moderne, tournée vers l’ensemble de ses concitoyens.

Mais nous en sommes encore loin. Aujourd’hui, la ville travaille au coup par coup. La réunion de cette commission s’est limitée à énumérer les doléances des uns et des autres, dont les services prennent bonne note. A partir d’un diagnostic complet des freins à l’accessibilité sous toutes ses formes, cette commission doit devenir une véritable force de proposition et être associée aux grands projets architecturaux et urbains dans notre ville, comme par exemple le futur aménagement des Berges de Seine, dont le projet présenté met déjà en évidence des problèmes d’accessibilité….mais pour lequel la commission n’a pas été consultée. Même chose pour le projet d’aménagement de la gare de Bécon, traité de façon bien solitaire par le Maire.

Beaucoup de villes, et des plus petites, ont initié de telles démarches globales, associant réellement la commission d’accessibilité.

Nous demandons également la création d’une Mission Handicap, service permanent pouvant être l’interface entre les services municipaux et les représentants des personnes handicapées. Cette mission pourrait fédérer les associations dans le but de créer des synergies et de soutenir leurs projets. Elle serait aussi un lieu d’accueil, d’orientation et d’information pour toutes les personnes à mobilité réduite ou avec un handicap, tant en matière d’accessibilité que de formation, emploi, vie quotidienne,….et pour les familles devant adapter leurs logements. Cette Mission serait également un support pour les services municipaux devant intégrer la handicap dans leurs politiques (sport, culture…).

Pour réussir l’accessibilité, les petites actions ne suffisent plus, il faut désormais une vraie ambition politique.

Patrick Bolli