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2.2.2009 par Patrick.
Le réseau de chaleur de la Ville de Courbevoie ou « chauffage urbain » est un service public, délégué par la Ville à la société SOCLIC, filiale du groupe DALKIA. Cette concession signée en 1986 s’achève en 2010. La Ville a mis en place, il y a quelques mois, un groupe de travail, auquel je participe pour notre groupe, chargé d’élaborer le cahier des charges pour le renouvellement de cette concession.
Rappelons que la production d’énergie nécessaire à la couverture des besoins en chauffage et en eau des abonnés au réseau est en grande partie assurée par la « Chaufferie Charras », 32 rue Baudin, qui fonctionne actuellement au gaz naturel, dont le prix est indexé sur celui du pétrole. Au moment où le prix du pétrole était au plus haut, j’avais lancé, en conseil municipal, l’idée d’un mode de chauffage plus écologique que le gaz mais également moins cher.
J’ai proposé en particulier une chaufferie collective au bois.
Outre son coût moindre, ce mode de chauffage participe davantage d’un développement durable car le rejet de CO2 est annulé par celui que les arbres absorbent. Néanmoins, une telle centrale n’a d’avantages réels que si elle est installée à proximité immédiate d’une voie de chemin de fer, permettant d’y acheminer facilement le bois, afin de réduire au maximum les émissions de carbone liées au transport. Pas facile donc, aujourd’hui, à Courbevoie, de trouver un emplacement libre près de voies ferrées.
Dans le même temps, nos voisins, Nanterre, Puteaux, La Garenne Colombes, mènent des projets d’urbanisation (Seine Arche, ZAC des Champs Philippe,…) qui vont également générer des nouveaux besoins de chauffage. Certaines de ces villes envisagent également la construction d’une chaufferie au bois. Il parait donc utile aujourd’hui de se rapprocher de nos voisins pour mener ensemble cette réflexion sur nos modes de chauffage et étudier la façon dont, à terme, une chaufferie intercommunale au bois pourrait être construite.
Patrick Bolli
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16.9.2008 par Patrick.
Ma visite au Forum du handicap, qui se tenait à Courbevoie, les 12 et 13 septembre 2008, a été un moment privilégié de contact avec les personnes souffrant de handicap. Nous, valides, n’avons pas toujours conscience des difficultés physiques mais aussi psychologiques rencontrées. Leur message est pourtant simple et doit être entendu : “nous voulons vivre comme tout le monde et ne plus être victimes de discriminations”.
Ce Forum Handicap est un premier pas pour les aider à trouver des réponses. Mais nous devons aller plus loin, avec des solutions concrètes pour faciliter la vie de tous les jours. L’insertion des personnes handicapées est aujourd’hui, dans notre ville, un élément moteur de la réussite d’une politique de cohésion sociale, que nous voulons beaucoup plus volontariste que ce que la majorité municipale met en oeuvre.
En dépit de certaines améliorations sur l’accessibilité des bâtiments communaux, il reste encore beaucoup à faire :
- La mise aux normes de l’ensemble des passages piétons et leur sécurisation, notamment pour les personnes malvoyantes ;
- L’aménagement des gares ;
- La propreté des trottoirs et en particulier la lutte contre les déjections canines (c’est plus facile de les éviter pour un valide que pour une personne à mobilité réduite) ;
- L’élargissement des trottoirs, notamment dans les rues commerçantes ;
- L’installation en nombre suffisant - et leur maintenance - d’ascenseurs sur le pourtour de la Dalle de la Défense.
Vivre comme tout le monde, c’est aussi, avoir des activités de loisirs et, en particulier, faire du sport. Profitons de l’engouement que suscitent les Jeux Para-Olympiques pour entamer la réflexion sur les moyens de permettre aux associations sportives d’accueillir les personnes handicapées.
Avancer sur ce sujet me tient personnellement à coeur ; je m’y emploierai.
Patrick Bolli
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24.7.2008 par Patrick.
Bien que l’enquête publique ait lieu à Puteaux, le Mouvement Démocrate de Courbevoie s’inquiète du projet démesuré de Tour Phare du fait de son implantation proche du quartier du Faubourg de l’Arche.
- Tout d’abord, nous déplorons la période inappropriée durant laquelle se déroule cette enquête publique en raison des vacances d’été. Ce choix ne permet pas des conditions optimales en matière de consultation citoyenne.
- De plus, nous nous indignons que cette procédure de révision du Plan d’Occupation des Sols soit exclusivement mise en œuvre pour la parcelle correspondant à l’emprise de la Tour Phare. Sur le principe, le P.O.S a une vocation générale et impersonnelle. Nous déplorons déjà une exception pour la tour Séquoia (SFR et AC2) qui culmine à 120 m au lieu des 100 m prévus pour la zone UCg. Il est intolérable que des projets particuliers conduisent systématiquement à contourner des réglementations d’urbanisme qui s’imposent à tous. Sur le principe d’un précédent « Tour Phare », la surélévation des tours dans le quartier (La Défense 6 et La Défense 12) sera la règle générale tandis que les 100 m fixés par le P.O.S deviendront de fait une exception. La référence à la diminution des espaces libres résiduels sans valeur d’usage tend à faire penser qu’une concentration s’opère petit à petit empêchant ainsi toute création d’espaces verts. Or, sur ce point, la place Carpeaux, qui sert de passage aux piétons et de station de taxi, ne semble pas dénuée de valeur d’usage.
- D’un point de vue économique, nous doutons de la pertinence du projet car il semblerait qu’aucune étude de prospectives n’ait été engagée. Le coût de construction est estimé à 900 millions d’euros mais qu’en est-il du coût de fonctionnement ? Quelles sont les perspectives de rentabilité à court, moyen et long terme ? A ce jour, certaines tours ne sont pas intégralement occupées !
- Concernant la sécurité, nous craignons une exposition à d’éventuelles menaces terroristes alors qu’un couloir aérien se situe à proximité. Nous nous interrogeons également sur la solidité de la dalle qui est vieillissante et mal entretenue. Comment supportera-t-elle le poids de ces nouvelles tours ?
- L’affichage « développement durable » de cette tour nous semble avant tout une affaire de communication, qui ne doit pas masquer les dommages réels pour l’environnement causés par un tel projet. Du fait de la simultanéité des projets du Plan de renouveau de La Défense (tours Signal, Air2, D2, Generali…), le quartier d’affaires sera exposé à un accroissement des nuisances en tous genres. La tour sera en réalité très énergivore (absence de critères tendant à une construction aux normes Haute Qualité Environnementale). Certes la « double peau » et les éoliennes « gadget » vont assurer une climatisation écologique », mais qu’en est-il de la performance énergétique en terme de chauffage, d’alimentation électrique, de déchets et de fonctionnement (ascenseurs, fluides humains…) De plus, il n’est pas certain que les éoliennes envisagées puissent être implantées en raison des exigences de la Direction Générale de l’Aviation Civile. Quant aux choix des matériaux de construction, la réalisation de verres plats est extrêmement polluante. L’aspect esthétique reste discutable en particulier quant à son insertion entre le CNIT et la Grande Arche, bâtiments emblématiques, qui paraîtront écrasés. Finalement, la construction et le fonctionnement de cette tour auront un impact environnemental des plus néfastes.
- Par ailleurs, les transports en commun sont saturés : 60 000 usagers du tramway T2 voire plus dès 2010 avec le prolongement jusqu’au pont de Bezons, 200 000 usagers de la ligne 1, 1 000 000 de personnes sur le RER A et le prolongement jusqu’à La Défense du RER E n’est prévu que pour 2020. Quant à favoriser les liaisons piétonnes par la réalisation de ce projet, l’argument s’avère peu pertinent puisqu’il y aura un effet de barrière physique pour les habitants du Faubourg de l’Arche qui empruntent la passerelle surplombant le Boulevard Circulaire. Qu’en sera-t-il également des accès véhiculés ? Le P.O.S révisé créant une zone UPMi ne prévoit qu’une surface minimale de stationnement de 2% de la Surface Hors Œuvre Nette, soit 93 places pour une tour de 60 étages pouvant accueillir jusqu’à 10 000 personnes. Pourquoi un allègement des règles d’urbanisme profiteraient à un unique promoteur ? Cette modification constitue en tout état de cause une erreur d’appréciation manifeste des besoins d’une tour de 130 000 m2 et une inégalité de traitement avec les promoteurs autres qu’Unibail-Rodamco.
- Concernant les habitants du Faubourg de l’Arche à Courbevoie, cette tour leur fera, sans aucun doute, de l’ombre alors qu’ils vivent déjà dans un quartier ultra concentré, pollué, sous-exposé à la lumière du jour, en proie à des courants d’air et dépourvu d’espaces de vie conviviaux.
- Ce projet traduit bien l’absence de lien (écologique, économique, social, architectural) avec les constructions existantes aux alentours. L’Etablissement Public d’Aménagement de La Défense et le promoteur nous proposent un projet qui ne correspond pas à un urbanisme maîtrisé, respectueux de notre environnement et des riverains. Nous nous étonnons d’ailleurs de l’absence, sans même s’y faire représenter, du Maire de Courbevoie à une réunion d’examen du projet par les différentes parties intéressées (Villes, Région, Département, Préfet, RATP, SNCF, DGAC,…) organisée le 12 mars dernier. N’aurait-il aucun avis sur un tel projet qui va avoir un impact fort sur ses habitants ? Aurait-il décider de laisser faire sans rien dire ?
Groupe “Urbanisme et Environnement” du Mouvement Démocrate de Courbevoie
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