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Archive de la catégorie Débats

Les élus de Courbevoie soutiennent Alain Dolium

Les élus MoDem de Courbevoie et toute leur équipe s’engagent derrière Alain Dolium, candidat à la présidence de la Région Ile de France.

Découvrez son programme et suivez son actualité : http://iledefrancedemocrate.fr/

Quelques enseignements d’un scrutin

Les résultats de ces élections européennes ont été bien décevants pour le Mouvement démocrate auquel nous appartenons et les médias s’en font largement l’écho. Nous ne reviendrons donc pas sur les explications, souvent rapides qu’ils en donnent. Pour ma part, je retiens une leçon principale . Les français veulent un “autre chose”, qui peut paraître contradictoire au premier abord : des solutions concrètes à leurs problèmes en même temps qu’un projet collectif fort pour espérer et se projeter. Les résultats reflètent parfaitement cette attente. Europe Ecologie a su mieux que tous proposer un avenir au sein d’une Europe, fer de lance d’un nouveau mode de développement. Et même si les solutions à leurs problèmes quotidiens, proposées par le gouvernement UMP, sont bien loin de les satisfaire -son impopularité le montre - une partie des français continue de penser qu’il n’y en a pas d’autres. Ou que les autres n’en ont pas. L’activisme du Président de la République suffit quelquefois à laisser penser qu’il agit et rassure certains.

Le Mouvement démocrate s’est créé à la suite des élections présidentielle dans l’espoir d’un nouveau projet, fondé sur le modèle humaniste. Nous voulons construire une société juste, durable, démocratique, avec un réel équilibre des puissances, dont l’Europe. Le projet existe bel et bien et nous présentions des solutions concrètes pour que cette utopie devienne réalité.

Nous n’avons pas su convaincre car nous n’avons su faire entendre et incarner ni le projet, ni les solutions. Il n’est pas le lieu ici d’en rechercher et expliquer les causes. J’ai toujours pensé que le projet que nous portons devait s’incarner dans des actions concrètes, et en premier lieu au niveau local. En essayant de faire changer les choses, à notre niveau. Des choses qui peuvent paraître bien dérisoires, anecdotiques, mais qui au quotidien améliorent et facilitent la vie des habitants. Nous avons proposé, lors des élections municipales un projet local, permettant de dynamiser et moderniser notre Ville, tout en renforçant le lien social et assurant un développement maîtrisé et durable.

Depuis notre élection au Conseil municipal, avec Patrick Bolli et toute l’équipe du Mouvement démocrate de Courbevoie qui travaille avec nous, nous essayons, conseil après conseil, dossier après dossier, au gré de nos multiples rencontres avec les habitants, et dans nos écrits ici et ailleurs, d’agir en ce sens. En essayant de respecter les valeurs qui nous animent : écoute, respect, discussion avec toutes les forces politiques locales, sans à priori.

Les élections européennes, pour décevantes qu’elles aient été au niveau national, nous ont pourtant apporté une satisfaction : malgré l’abstention record et le fort recul du nombre de suffrages exprimés, vous avez été plus nombreux à Courbevoie à apporter vos suffrages au Mouvement démocrate. Nous voulons penser que cela est le signe de votre confiance et un encouragement pour poursuivre en ce sens.

Martine Volard

Compte-rendu du conseil municipal du 15 décembre 2008

Retrouvez ici l’intégralité de nos interventions et des débats qui expliquent nos votes lors du dernier conseil municipal.

Pour une Ville d’avenir, à visage humain

Le débat fait rage dans la presse – et sur ce blog également – sur les projets de tours qui foisonnent en France et à l’étranger. Pour leurs promoteurs, elles seraient gages de modernité. Haro sur ceux qui s’y opposent, tenants d’une ville muséifiée et rétrograde. En l’absence de données fiables, les uns certifient abusivement ces tours « développement durable » et arguent de la densification nécessaire pour réduire les déplacements,…Les autres rappellent la sur-consommation d’énergie occasionnée par le fonctionnement et la construction de la tour.

Pour ceux qui ne l’auraient pas compris, soyons clairs : nous ne nous opposons pas au plan de renouveau de la Défense ; il est nécessaire. Le quartier a vieilli et ce plan s’imposait pour faire face à la concurrence nationale et internationale.

Cela ne soit pas amener à accepter tout mais à s’interroger : quelle Ville voulons nous à Courbevoie ? Nous refusons celle qui est en germe dans ce plan :

- Un cadre de vie sacrifié : perte d’exposition à la lumière du jour, création de courants d’air et horizon bouché.

- Une Ville « ghettoïsée : la mixité des tours mise en avant n’est pas la mixité sociale. Les logements sociaux présents sont détruits et remplacés par l’hyper luxe, éloignant encore les classes défavorisées et moyennes des zones d’emploi et de loisirs.

- Une Ville déshumanisée : la tour n’est pas un espace de sociabilité mais un lieu fermé et surveillé, qui accentue la consommation à domicile et le repli sur soi. Elle n’est pas adaptée au mode de vie des familles .

Nous dénonçons donc la multiplication des projets et la méthode employée. Ce sont des « coups » financiers et architecturaux.

Nous dénonçons également l’absence de réflexion économique : 450 000m2 de bureaux supplémentaires et 100 000m2 de logements. Où sont les études de besoin ? Qui achètera des logements à plus de 10 000€ le m2 ?

Les Courbevoisiens n’en ont pas encore pris conscience car l’actuelle majorité s’est bien gardée de leur en parler. Ces projets vont bel et bien modifier notre environnement. C’est pour cela que nous avons écrit au commissaire enquêteur sur le projet de Tour Phare et que nous continuerons à être présents aux côtés des habitants des Damiers qui s’opposent à la destruction de leurs logements.

Nous voulons une Ville du “vivre ensemble”. Pour cela, nous demandons l’intégration de logements sociaux dans les nouvelles constructions et la réhabilitation de ceux existants. Nous sollicitons la diminution des hauteurs. Nous proposons un étalement des projets pour mieux mesurer leur impact sur l’économie et l’environnement.

Martine Volard et Patrick Bolli

Conseil municipal du 25 juin 2008

Bonjour à tous,

Le conseil municipal du 25 juin a démarré à 20h et s’est terminé à 3h45. L’ordre du jour comportait 68 points que vous trouvez ici avec l’ensemble de nos votes.

Au début du conseil, notre groupe intervient sur les points suivants :

- Le compte-rendu du conseil municipal fait par la Mairie n’est pas exhaustif, il ne fait pas mention des débats. Martine Volard évoque l’exemple de Boulogne-Billancourt qui publie un « Journal officiel » de la Ville. Le Maire ironise « Vous ne vous gênez pas pour le faire sur vos blogs » alors qu’un blog n’est pas une communication institutionnelle ! Pour pallier ce manque actuel, voici un compte-rendu détaillé de la séance avec les débats.

- La société Maileva a été payée pour la reproduction et l’envoi de l’interface des machines à voter et listes : 168 288€ TTC pour le 1er tour. Outre le fait que nous sommes opposés à l’utilisation des machines à voter, nous déplorons ce coût pour les habitants. Le Maire répond que la démocratie a un coût et la gauche fait remarquer que ce coût était auparavant supporté par la préfecture et non pas par les Courbevoisiens.

Le règlement intérieur est ensuite voté. A ce sujet, nous avons quelques satisfactions et des déceptions, ce qui explique notre abstention :

Points positifs

- Délai de convocation du conseil ramené à 5 jours ouvrés
- Délai de convocation des commissions municipales ramenées à 7 jours ouvrés
- Note de synthèse avec les délibérations fournie avant le conseil
- Facilitation de la consultation des documents en Mairie
- Recours à des envois électroniques
- ½ page dans le Courbevoie Magazine pour chaque groupe minoritaire
- Calendrier prévisionnel des conseils à un mois

Une démocratie locale à améliorer

- Refus du droit à l’amendement
- Refus de pourvoir demander une suspension de séance
- Refus d’avoir une présence sur le site internet et la newsletter électronique
- Non représentation des élus minoritaires dans les organismes extérieurs où se fait la politique de la Ville (Caisse des Ecoles…) tant que la loi ne l’exige pas
- Comptes-rendus des CM non exhaustifs

Le Maire répond la même chose que le 14 avril : la majorité est élue, à elle de travailler. Pour les comptes-rendus exhaustifs, il a peur du travail supplémentaire que cela donnerait au personnel mais s’engage à étudier le coût vers un partenaire externe.

Parmi les autres délibérations, les moments qui m’ont frappée sont les suivants. Sur la mise en vente d’une propriété communale, Patrick Bolli remarque que le bien en question se trouve en réserve sur le POS (plan d’occupation des sols) et qu’il faudrait donc attendre le débat et le vote du PLU (plan local d’urbanisme). Le Maire s’énerve et tient le raisonnement suivant : « Je ne vais pas m’interdire de mettre cette question à l’ordre du jour sous prétexte que votre vote au PLU sera contre . Mes collègues vont voter pour, nous en avons débattu ensemble et je sais que le PLU sera adopté ». La gauche est scandalisée, M. Lasserre s’exclame « on peut aussi faire les conseils sans nous !! »

Plus loin, le deuxième désaccord important porte sur des tarifs municipaux. Nous proposons un moratoire, pour cette année, de ces tarifs (piscine, tennis…), étant donné le contexte de lutte contre le pouvoir d’achat et les difficultés des habitants. A gauche, on fait la même demande. M. Vagner, l’adjoint aux Sports répond que les tarifs sont en-dessous de l’inflation. Le Maire renchérit en disant que « ce n’est pas en jouant au tennis qu’on lutte contre le pouvoir d’achat » ; il déforme même la demande « en quoi est-ce rendre un service à ces gens de ne pas les faire payer ? » alors que personne n’avait demandé la gratuité ; il évoque enfin le fait que tout a un coût et qu’il faut pouvoir continuer à investir. Il note que les familles peuvent demander des aides aussi.

Concernant les gymnases, Martine Volard note la forte occupation par des entreprises via leurs comités (121 heures par semaines) et propose qu’on revoie la répartition des créneaux entre les entreprises et les associations. D’autres pistes de réflexion sont lancées comme le fait de construire les nouveaux établissements avec leur propre gymnase ou de demander à l’université Léonard de Vinci de trouver d’autres solutions. A suivre donc !

Le troisième désaccord porte sur la politique de la petite enfance, lors du vote pour le choix du délégataire de la structure d’accueil Le petit prince. Martine Volard dénonce l’échec de management de la Ville, provoquant un tollé dans la salle. Une fois le calme revenu, elle relève aussi un problème juridique : Alors qu’il est marqué dans le cahier des charges que les places seront attribuées par la Ville, ce n’est pas écrit dans le contrat signé avec la société Babilou. Mme Leventic promet de voir cela avec les services juridiques. Comme le Maire ne peut garantir ce soir que le contrat sera changé dans ce sens, notre groupe s’abstient.

Le quatrième désaccord concerne les comptes administratifs présentés par l’adjoint M. Gimonet. Après le commentaire de la gauche, Martine Volard prend la parole : Notre inquiétude porte sur l’autofinancement, les dépenses de fonctionnement élevées ; nous en avons déjà discuté en commission des finances et nous sommes prêts à continuer avec vous la réflexion concernant le recours aux prestataires externes et leurs coûts. Ce qui nous inquiète aussi ce sont les reports d’investissement, cela montre un manque de réalisme, une absence de planification. Il n’est pas anodin que la présentation montre 42% de taux d’équipement réalisés alors qu’en réalité nous sommes à 22%, c’est un léger mensonge révélateur. En conséquence nous nous abstenons sur ce dossier. M. Gimonet s’énerve un peu et dénonce des « effets de manche » des chiffres, il reproche l’usage du terme de “manque de sincérité du budget”. En revanche, il dit que ses services sont en train de travailler à la mise en place d’outils de suivi des dépenses et l’évaluation de leur efficacité, ce qui est une bonne nouvelle (cela figurait d’ailleurs dans notre programme aux municipales).

Le conseil se termine à 3h45 après les questions orales que vous pouvez consulter ici.

Bernadette Debru

Séjours de vacances : quelle politique pour les jeunes à Courbevoie ?

La subvention accordée au VAL (Vacances Animation Loisirs) a fortement chuté, passant de 6,1 millions d’euros en 2006 à 5,4 millions en 2007. Le Budget Primitif 2008 prévoit un montant de 6,3 millions d’euros. Rappelons que le VAL organise les centres de loisirs du mercredi, les séjours de vacances et les activités post-scolaires dans les écoles.

Lors du vote du budget au conseil municipal du 14 avril, nous nous étions émus de cette situation. M. le Maire nous avait alors assuré que cette diminution résultait d’efforts conséquents de gestion et n’avait aucun impact négatif sur la quantité et la qualité des prestations proposées par cet organisme.

Toutefois, vous êtes nombreux à nous avoir rapporté les difficultés que vous avez rencontrées pour inscrire vos enfants pour les séjours d’été, comme le montre l’un des témoignages reçus, publié sur ce blog le 16 juin dernier.

Face à cette situation, nous avons posé les questions suivantes au Maire lors du conseil municipal du 25 juin.
- Pouvez vous nous indiquer le nombre de places offertes par tranche d’âge, ainsi que l’évolution de cette offre sur les dernières années ?
- Combien de demandes n’ont pu être satisfaites, faute de place ?
- Que comptez vous faire pour améliorer cette situation et les conditions d’inscription ?

Mme Limoge, adjointe au maire, déléguée à la Vie scolaire et à la Jeunesse, nous a apporté les précisions suivantes, le 25 juin :
- environ 1500 jeunes de 4 à 17 ans accueillis dans les séjours organisés par la Ville. Ce chiffre est stable depuis plusieurs années.
- Cette année 30 séjours ont été proposés, contre 27 l’an passé. Il reste à ce jour encore 42 places disponibles sur les séjours de juillet et 37 en août.
- Toutefois, certains séjours sont très demandés et 47 enfants sont inscrits sur liste d’attente pour des séjours de juillet.
- Il faut ajouter à ces séjours, les sorties organisées par les maisons de quartier (environ 150 départs par an) et les centres de loisirs (environ 880).
Elle précise qu’une enquête de satisfaction sera bientôt envoyée aux parents afin de mieux connaître leurs souhaits et attentes.

Lors de ce conseil, Mme Limoge a estimé qu’il serait difficile de remédier aux files d’attente, qui sont imputables aux parents eux-mêmes qui se rendent très tôt sur place afin d’être certains d’obtenir le séjour de leur choix. Face à M. Lasserre, du groupe « Une autre ambition pour Courbevoie » qui lui suggérait alors de revoir l’offre pour augmenter le nombre de places dans les séjours les plus demandés, elle répond que la Ville développe un projet pédagogique, l’amenant à choisir les séjours et qu’il n’est pas dans sa vocation de développer une approche de type « marketing ».

En outre, elle prévient que la Ville n’a pas vocation à se transformer en organisme de vacances, pouvant satisfaire tous types de demandes. Elle rappelle aussi les contraintes financières de la Ville.

Pour notre part, nous entendons parfaitement les arguments développés par Mme Limoge. Nous sommes parmi les premiers à nous inquiéter de la dégradation de la situation financière de la Ville et à pointer l’importance des dépenses de fonctionnement, plus élevées que dans les communes de taille identique. Nous ne pensons pas non plus que la Ville ait vocation à se transformer en prestataire de vacances, style “Club Med ».

Pour autant, nous ne pouvons nous satisfaire de cette réponse. Car ce problème met directement en évidence la question première à notre sens : quelles politiques publiques à Courbevoie ? Et dans ce cas-ci, quelle politique de la jeunesse ? Jusqu’à présent, forte de sa manne financière, la Ville s’est contentée de distribuer à tous vents les subventions et de développer tout azimut des prestations et services. Sans se soucier souvent de leur pertinence ni de leur qualité.

Cette façon de gérer la Ville rencontre aujourd’hui ses limites : d’abord parce que la croissance des ressources se tarit en raison de la réforme de la taxe professionnelle. Ensuite parce que la forte augmentation de la population a inévitablement engendré des demandes plus importantes.

Oui, aujourd’hui la Ville dépense trop par rapport à ses recettes, surtout si elle veut continuer d’épargner pour financer les investissements nécessaires. Et il va bien falloir collectivement nous y attacher. La chose ne sera pas simple et nous le savons tous. Les Courbevoisiens n’attendent pas moins de service ; ils sont surtout, la plupart du temps, mécontents des services offerts. C’est donc bien que la Ville dépense beaucoup, oui, mais mal. Il ne s’agit donc pas de diminuer arbitrairement des crédits mais bien, en premier lieu d’analyser tous les coûts pour étudier à chaque fois, si le coût de réalisation interne ou payé à un prestataire externe est conforme à la qualité du service. Et deuxièmement si la dépense totale atteint ses objectifs en terme de politique publique, ou si finalement il n’aurait pas mieux valu s’abstenir ou faire autrement. Donc définir des priorités et faire des choix.

Un exercice qui demandera à chacun beaucoup d’objectivité et surtout de remiser aux placards les idéologies pour regarder ce qui est le mieux pour notre Ville et ses habitants.

Conscients des enjeux, nous participerons de façon responsable à ce débat et à ces choix. Pour cela, nous réaffirmons nos principes. Comme pour la réforme au niveau national, nous souhaitons que la modernisation du fonctionnement de notre Ville donne la priorité à l’éducation et à la formation des jeunes et garantisse la justice sociale. Ce sont les fondements du développement de citoyens libres et responsables et d’une République fraternelle et apaisée.

C’est pourquoi, les réponses apportées par Mme Limoge sur l’offre des centres de séjour ne sauraient nous satisfaire entièrement :

- On ne peut nier l’évolution de la société qui conduit une majorité de parents à travailler. Les congés annuels et les RTT ne suffisent pas à couvrir l’intégralité des vacances scolaires; la garde et l’encadrement des enfants et des jeunes pendant ces vacances sont une difficulté réelle des parents, que la collectivité ne peut ignorer. Tous les Courbevoisiens n’ont pas une mamie en Province ou un oncle à l’étranger pour accueillir leurs enfants.

- Toutes les familles courbevoisiennes ne partent pas non plus en vacances, faute de moyens …ou de congés annuels pendant les vacances scolaires.

- Les centres de loisirs existant dans la commune sont une des réponses possibles à apporter mais encore faut-il que de véritables projets pédagogiques y soient développés, permettant des activités variées et offrant un encadrement de qualité, avec des conditions matérielles satisfaisantes.

- Ils ne peuvent toutefois être la seule solution. L’été en région parisienne ne donne pas à nos jeunes le repos qu’offre le dépaysement ni l’enrichissement personnel qu’apporte la découverte de nouvelles régions, personnes ou cultures.

- La vie en collectivité pendant les séjours est une véritable école de la vie -et de ses règles- et une étape importante vers l’autonomie. Tous les parents qui ont découvert l’assurance gagnée par leurs chérubins au retour de ces séjours ne le démentiront pas.

Face à la forte augmentation de la population de notre Ville, la stabilité du nombre de séjours offerts et du nombre de bénéficiaires…montre en réalité une dégradation de l’offre par habitant. Dans la réflexion à venir sur les choix et priorités à donner dans les dépenses, ces arguments pèseront forts pour nous. La politique de l’Education et de la Jeunesse reste notre priorité.

Martine Volard

Budget Primitif 2008: notre inquiétude sur la situation réelle de la Ville

Le Conseil municipal du 14 avril 2008, a été en partie consacré à l’analyse et au vote du Budget Primitif 2008. Retrouvez ici notre analyse détaillée du budget.

Nous avons voté contre ce budget en premier lieu car nous ne le jugeons pas sincère : nous estimons que les propositions faites pour les investissements sont très fortement majorées en raison de l’incapacité chronique de la Ville à réaliser dans les temps ceux prévus.

Mais surtout, plus grave, le Maire a été incapable ou n’a pas voulu répondre à nos interrogations sur l’avenir financier de la Ville et sa stratégie lorsque nous lui avons fait part de notre forte inquiétude sur la situation réelle de nos finances. En effet, l’analyse attentive du budget présenté rassure au premier abord puisqu’on découvre un report de plus de 20 millions d’euros de l’année passée. Mais ce « matelas » résulte en réalité du report d’années en années d’investissements, puisque la Ville n’arrive pas à réaliser les investissements promis et nécessaires (seulement 48% des investissements prévus en 2007 ont été réalisés)

Nous comprenons son malaise en séance : ce budget cache en réalité une impasse financière et une situation très dégradée, préoccupante pour l’avenir. Il reflète le manque d’anticipation et de stratégie sur le long terme pour accompagner les mutations de la Ville.

Nous comprenons mieux le vide du programme du Maire pendant sa campagne électorale : il n’a rien promis, que du vent ou des actions déjà engagées, car il n’a plus les moyens de sa politique. La situation de la Ville s’est en réalité très fortement dégradée depuis 10 ans :

- Une ville qui n’a presque plus de capacité d’autofinancement :

L’excédent de la section de fonctionnement ne représente plus que 2 millions d’euros, soit 1,5% du budget de fonctionnement, alors qu’il est de 8% en moyenne dans les villes de taille comparable. Comment financerons-nous les investissements à venir ? Plus grave, cet excédent ne permet plus de rembourser l’annuité du capital de la dette et la Ville devra puiser sur son « matelas » pour cela. Comment ferons-nous à l’avenir, quand ce « matelas » sera épuisé, en particulier après le financement de la Cité des Loisirs ? Emprunter pour rembourser est une pratique strictement interdite pour les collectivités locales et certaines ont été mises sous la tutelle du Préfet pour de telles situations.

- Un endettement de plus en plus important, qui tend à rejoindre la moyenne des villes de taille comparable.

Bien qu’il soit encore inférieur à la moyenne des villes, la dette par habitant a été multipliée par 10 depuis 2001, et approchera les 900 € par habitant fin 2008. Plus grave, en raison de sa faible capacité d’autofinancement, il faudrait plus de 33 ans à la Ville pour rembourser cette dette, contre 4 ans en moyenne dans les autres villes !

- Une impasse financière pour financer les équipements prévus et nécessaires : au vu des projets prévus, et même en utilisant le matelas de 20 millions, il restera encore 46 millions d’euros à financer à court terme (la réhabilitation du stade coûte à elle seul 48 milllions d’euros).

La Ville n’ayant presque plus de capacité d’autofinancement, où les trouveront-nous ? En augmentant encore la dette, et donc ainsi les charges de gestion pour payer les intérêts ? En augmentant fortement les impôts ? En réduisant drastiquement les dépenses de fonctionnement ? Dans ce cas, il faudrait commencer par revoir tous les contrats de prestataires externes et les frais d’honoraires, dont les dépenses explosent, plutôt que réduire le financement des services à la population (baisse de 1 million de la subvention au VAL – Vacances Animation Loisirs - en 2008).

Le Maire est responsable de cette situation :

- par l’absence d’anticipation et de stratégie à long terme pour définir et préparer le financement des investissements nécessaires pour faire face à l’explosion démographique, résultant de sa politique d’urbanisation;

- par le choix mal négocié et non maîtrisé de la sous-traitance au secteur privé, qui enrichit surtout les prestataires externes, sans améliorer la qualité des services aux habitants;

- par une gestion archaïque des services municipaux, dont il n’a pas su mettre en œuvre à temps la modernisation du fonctionnement;

- par une réhabilitation du stade, nécessaire, mais trop présomptueuse et coûteuse.

Malheureusement, que ce soit pour la gestion inconséquente de l’EPAD, dont le Maire est vice-président, que pour celle de la Ville, ce sont nous, les Courbevoisiens, qui paieront.

Martine Volard

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