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Archive de la catégorie Petite enfance, Education et Jeunesse

Un nouveau centre de loisirs à Courbevoie

La Ville vient d’ouvrir un nouveau centre de loisirs, réservé à l’accueil occasionnel des enfants de 6 à 12 ans, le mercredi et pendant les vacances scolaires. Une action positive, que nous avions demandée, et qui répond bien aux besoins des familles par une formule souple : accueil par journée entière et demi-journée, sans obligation de réservation préalable. Une vraie avancée dans notre ville : des locaux agréables et spacieux au sein du stade municipal, dédiés spécifiquement à ce centre, avec une équipe d’animateurs permanente.

Nous espérons que la destruction et la reconstruction à venir du stade ne remettra pas en cause cette structure qui doit rester pérenne. Nous souhaitons également que la ville s’engage dans la création de telles structures dans tous les quartiers ou aménage des espaces dédiés aux centes de loisirs dans toutes les écoles qui les accueillent. A ce titre, nous regrettons que les rénovations et constructions récentes d’écoles n’aient pas pris en compte ce besoin, contraignant les centres de loisirs à utiliser des locaux restreints, sans moyens spécifiques et adaptés à leurs activités.

Martine Volard

Informations pratiques :

Stade municipal 7 bd Aristide Briand (entrée par le 2ème parking noir le long du Lycée Paul Lapie)

Ouvert de 8h à 18h  (accueil entre 8h et 9h - départ entre 17h et 18h)

Possibilité d’accueil en journée complète (avec repas du midi et goûter) ou demi-journée de 8h à 13h30 (repas compris) ou de 13h30 à 18h (goûter compris).

Inscriptions et paiement sur place le mercredi ou par téléphone au 01 71 05 76 67 le mardi de 14h à 18h

Un 2ème lycée à Courbevoie : pas avant 2014

Le 10 décembre dernier, se tenait une réunion publique sur le projet de 2ème lycée d’enseignement général à Courbevoie, en présence de Mme Gourevitch, vice-présidente du Conseil régional, chargée des lycées et de l’enseignement. Peu d’informations réellement neuves et intéressantes sur ce projet, le débat s’étant rapidement focalisé sur la section internationale et la sectorisation des élèves.

Sur la sectorisation, la discussion a surtout mis en évidence le manque de communication de l’inspection académique envers les parents d’élèves. En réalité, les élèves actuels du lycée Lucie Aubrac, dont les locaux sont partagés avec ceux du collèges des Renardières, déménageront dès la rentrée 2014 pour ce futur lycée qui sera construit sur l’emplacement actuel du collège Pompidou. Cet emplacement a fait l’objet d’un accord entre le Conseil général et la Région : cette dernière a cédé les terrains de la rue du Chateau du Loir, où se construit actuellement le futur collège Vauban, qui remplacera le collège Pompidou. Cette solution avait été préférée à celle de la construction d’un lycée sur ces terrains Vauban pour des raisons de sécurité, par crainte de rivalités avec le lycée Lapie, très proche. Mais pas d’information concrète sur la façon dont seront répartis les élèves entre ces deux lycées.

Quant à la vocation internationale du Lycée qui est évoquée, elle reste encore floue et à déterminer plus précisément en fonction des demandes des entreprises du quartier d’affaires de la Défense. L’anglais demeure la première langue envisagée, mais le chinois, le russe et l’arabe ne sont pas écartés pour autant. Ce positionnement international nous semble particulièrement intéressant et important, en raison de la situation de  proximité de la Défense, amenant de nombreuses familles d’origine étrangères ou bi-culturelles à s’installer dans notre ville. Elles ne trouvent pas toujours l’offre de formation adéquate pour leurs enfants. Toutefois, si cette section internationale est créée, nous espérons qu’une filière complète sera développée dès le collège.

Quelques informations sur le projet en lui-même

Le projet de lycée fera l’objet d’un concours d’architecture, auquel seront associées la Ville de Courbevoie et l’Académie de Versailles.

Le cahier des charges comportera des éléments environnementaux (végétalisation ? Puit canadien ? Panneaux photovoltaïques ?) afin que le lycée respecte le label HQE. La Région n’ayant pas pour habitude d’intégrer des équipements sportifs dans ses établissements scolaires, un nouveau gymnase devrait être construit proche du lycée et en harmonie architecturale avec celui-ci. Mais la Ville n’a pas souhaité lors de cette réunion répondre plus précisément sur ce sujet sur lequel pourtant plusieurs associations demandaient des informations plus précises.

La Région excluant tout partenariat public-privé, le financement du futur lycée sera assuré à 100% par la Région et à 50% pour le gymnase.

Nous espérons donc qu’une concertation va être organisée avec les parents d’élèves sur la sectorisation de ce lycée et le projet de section internationale, et qu’une nouvelle réunion publique sera organisée dès que le projet architectural sera plus avancé.

Pierre Laroche

Vice-Président du Mouvement démocrate de Courbevoie

Petite enfance : plus d’imagination et d’audace

Tribune libre dans le Courbevoie Magazine d’octobre 2009

Le constat n’est pas nouveau : faire garder ses jeunes enfants relève du parcours du combattant en Ile-de-France. Avec plus de  1500 places en crèches collectives et familiales et environ 850 enfants bénéficiant de l’allocation communale de garde à domicile, notre ville présente d’ailleurs un bilan honorable.

Pour autant, même en ajoutant les places dans les crèches d’entreprise et chez les assistantes maternelles, l’offre est encore insuffisante : le recensement INSEE de 2006 comptabilise environ 4000 enfants de moins de trois ans dans notre commune.

La perspective de la mise en œuvre d’un “droit opposable” de garde pose trois défis majeurs pour notre commune :

- Proposer à moyen terme une solution de garde pour tous les enfants de moins de 3 ans.

- Rendre plus flexible les solutions de garde pour les adpater aux situations de travail (temps partiel, horaires décalés, week-end,…).

- Garantir l’accès à tous, et en particulier pour les ménages à revenus faibles ou moyens.

La Ville doit donc innover pour proposer des solutions multiples et diversifiées. Si la création de jardins d’enfants est une poste à étudier pour les enfants de 2 à 3 ans, elle ne doit pas conduire l’Etat et les communes à se désinvestir des écoles maternelles, dispositif unanimement reconnu, y compris à l’étranger. Ni mettre en place un système à deux vitesses, entre ceux qui peuvent payer et les autres.

D’autres solutions existent : micro-crèches, mise à disposition d’appartements à des assistantes maternelles se regroupant pour la garde, crèches avec des horaires atypiques, y compris la nuit, partenariat avec des centres de formation aux métiers de la petite enfance et les services de l’emploi et de l’insertion pour pallier les difficultés de recrutement,…..

Enfin, les parents doivent être mieux accompagnés. Pour cela, la Ville peut initier avec tous les acteurs locaux la mise en place d’un “guichet unique”, orientant et aidant les parents dans leurs démarches et recherches. Nous proposons la création dans chaque quartier d’une Maison de l’Enfance, accueillant tout à la fois ce “guichet unique”, un relais assistante maternelle, et permettant aussi la mise en relation des parents entre eux et avec des assistantes familiales à domicile. Des structures polyvalentes, légères et proches : le contraire des choix actuels comme le montre la création d’un relais assistante maternelle unique au Faubourg de l’Arche où une grande partie des assistantes maternelles ne pourra se rendre avec les enfants.

Martine Volard et Patrick Bolli

Histoires gourmandes…

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Les rencontres du livre d’histoire se tenaient ce week-end, à la bibliothèque municipale, sur le thème “Histoire(s) gourmande(s)”. Malgré la qualité des ouvrages présentés et des intervenants, il y avait pourtant bien peu de monde. Un désintérêt étonnant alors que cette année encore, les classes de primaire volontaires y ont été associées par le biais de travaux (poèmes, travaux manuels,..) qu’elles exposaient.

Est-ce le manque de communication ? Un thème restrictif et donc moins accessible au grand public ? Désintérêt pour la lecture ou association trop faible des parents aux travaux réalisés dans les classes ? La Ville qui a fait de cette manifestation l’un des axes de sa politique pour la lecture doit s’interroger.

Je salue tout de même les lauréats des classes participantes pour leur imagination et l’esprit critique dont ils ont su faire preuve lors de débats dignes des grandes émissions littéraires.

Patrick Bolli

Travaux dans les écoles : du nouveau ?

Nous avons déjà évoqué sur ce blog les dysfonctionnements récurrents pour l’entretien des bâtiments, en particulier dans les écoles. Nous avons posé une question orale sur ce sujet à M.le Maire lors du conseil municipal du 15 décembre dernier (question-orale-15-12-2008.pdf )

M.le Maire nous a informé à cette occasion avoir nommé Mme Radenac, conseillère municipale déléguée aux travaux dans les écoles. Il a acquiescé à notre constat des manquements dans la communication avec les parents et surtout sur la nécessité de mettre en place une véritable programmation des travaux, communiquée aux associations de parents d’élèves.

Nous n’avons toutefois pu obtenir de réponses plus précises sur ce qui allait être véritablement être mis en œuvre. Nous espérons que Mme Radenac s’attèlera rapidement à ce dossier et que sa nomination permettra des améliorations notables.

VAL : le Maire nous accorde un siège au Conseil d’administration

Nous avions relaté dans un précédent article notre demande de représentation au sein du Conseil d’administration au sein du VAL.

Mme Limoges nous a informés, lors du Conseil municipal de lundi dernier,  de l’accord de M. le Maire sur cette demande et de la modification des statuts du VAL en conséquence. Elle nous a garanti que cette modification et la nomination d ‘un conseiller de notre groupe seraient proposées lors du prochain conseil municipal.

Nous sommes très satisfaits de cette réponse et des progrès de la Municipalité pour accepter la représentation des différents groupes politiques dans les divers organismes et instances para-municipaux.

Ces avancées sont indispensables pour permettre à tous les conseillers municipaux de s’exprimer et être informés des affaires de la Ville et garantir ainsi un débat serein.

Poursuite des transferts au VAL Courbevoie : nous demandons à être représentés au Conseil d’Administration

Lors du prochain conseil municipal, M. le Maire nous propose de modifier les statuts de l’établissement public VAL Courbevoie pour y transférer la gestion du Bureau d’Information Jeunesse (BIJ) et celle des centres de vacances de la Ville.

Alors que notre groupe n’est pas représenté au sein du conseil d’administration de cet établissement, nous ne pouvons accepter d’être ainsi dépossédés de nos mandats de conseillers municipaux, élus démocratiquement.

Nous demandons la modification des statuts du VAL pour que tous les groupes présents au Conseil municipal y soient représentés et garantir ainsi la transparence de la gestion de notre Ville. Lire la suite de cet article »

Incident de chauffage dans une école maternelle : les enfants déjeunent avec des sandwichs

Un grave dysfonctionnement est survenu lundi 24 novembre à l’école Théophile Gautier. En raison d’une panne de chauffage et du froid régnant (12 degrés), il n’a pas été possible de faire déjeuner les enfants dans le réfectoire. Dans l’urgence, la directrice a dû faire appel à la Cuisine centrale qui a fourni des sandwichs pour que les enfants déjeunent dans leur classe.

Un incident sans conséquence grave, mais révélateur de l’inertie de la Ville pour prendre en compte et régler les problèmes qui se posent quotidiennement dans les écoles :

- Malgré ses appels et l’urgence de la situation, personne ne s’est déplacé dans l’école pour évaluer la situation et proposer des solutions : ni les services techniques, ni Mme Limoge, Adjointe au Maire déléguée à la Vie scolaire. Il n’est pas normal que la directrice ne trouve pas une réelle assistance auprès des services municipaux, qui devraient  disposer de procédures d’alerte.  La directrice n’est donc pas en mesure d’informer les parents sur la durée des travaux et il est possible, si rien n’est fait, que les enfants soient refusés à la cantine dans les jours à venir.

- Le problème du chauffage est récurrent depuis quelques années dans cette école : pour qu’il fonctionne, il fallait déjà mettre en fonctionnement les hottes de la cuisine car le circuit d’alimentation est le même. Une telle panne s’est déjà produite l’an passé. Rien n’a été fait depuis.

Cet incident est pour nous très révélateur du fonctionnement de la Ville : inertie et négation des problèmes…ne conduisent pas à les résoudre.

Martine Volard

Restauration scolaire : un enjeu prioritaire de santé publique

Dans la perspective du renouvellement du contrat du marché de la restauration scolaire, qui arrive à échéance en juin prochain, la Ville a créé un groupe de travail chargé de l’élaboration du cahier des charges, pour le lancement de l’appel d’offres. Ce groupe de travail est composé des représentants des associations de parents d’élèves, de directeurs d’école, de personnels de la restauration municipale et de conseillers municipaux, dont moi-même, pour notre groupe.

Le nombre important d’enfants déjeunant à la cantine le midi résulte d’une évolution de notre société que la Ville doit accepter et accompagner. La qualité de la restauration scolaire est donc désormais un enjeu majeur de santé publique :

- il est vain de mener des campagnes de prévention contre l’obésité ou d’éducation au goût si dans le même temps, les repas proposés aux enfants, ou les conditions dans lesquelles ils prennent ces repas, conduisent une grande partie d’entre eux à rejeter les plats proposés, et ensuite à se nourrir au goûter de pâtisseries ou barres chocolatées.

- La qualité des denrées n’est qu’un des facteurs de la bonne acceptation des repas par les enfants : la présentation des plats, les conditions matérielles du repas et l’accompagnement des adultes sont tout aussi importants.

- Il est indispensable, pour les aider, de permettre à tous les parents qui ne travaillent pas, de pouvoir inscrire facilement et de façon transparente leurs enfants à la cantine, au minimum 1 ou 2 fois par semaine.

Pour ces raisons, nous avons demandé à Mme Limoges, Maire-adjointe en charge de l’Education, d’élaborer, à l’issue de la rédaction de  ce cahier des charges, un plan global permettant de repenser entièrement :

- L’aménagement des locaux et leur adaptation aux effectifs,

- Les conditions d’accueil des enfants,

- Le temps du repas,

- Les compétences et les missions des personnels d’encadrement,

- L’organisation de la vie collective sur le temps du repas,

- La transparence des échanges et des informations,

- Les garanties de service public permettant l’accès de tous à la restauration municipale.

 Un tel plan ne pourra, pour des raisons humaines, matérielles et financières; - être mis en œuvre sur un délai très court, mais une fois acté, un échéancier précis, avec des engagements clairs, devra être présenté et négocié.

Nous avons proposé que la Ville s’appuie pour cela sur la norme NF X50-220 relative à la restauration scolaire, dont le respect n’est pas obligatoire à ce jour en France mais qui définit tous ces critères.

La Ville pourra ainsi envisager la certification de sa restauration scolaire, sous cette norme, et garantir la ” qualité de Ville”, que M.Le Maire nous a promis.

Nous pourrons alors croire réellement que les promesses sont suivis d’actes.

Martine Volard

Téléchargez ici les courriers adressés à Mme Limoges :

2008-09-15-cahier-des-charges-cantine.pdf

2008-11-13-cahier-des-charges-cantine.pdf

Séjours de vacances : quelle politique pour les jeunes à Courbevoie ?

La subvention accordée au VAL (Vacances Animation Loisirs) a fortement chuté, passant de 6,1 millions d’euros en 2006 à 5,4 millions en 2007. Le Budget Primitif 2008 prévoit un montant de 6,3 millions d’euros. Rappelons que le VAL organise les centres de loisirs du mercredi, les séjours de vacances et les activités post-scolaires dans les écoles.

Lors du vote du budget au conseil municipal du 14 avril, nous nous étions émus de cette situation. M. le Maire nous avait alors assuré que cette diminution résultait d’efforts conséquents de gestion et n’avait aucun impact négatif sur la quantité et la qualité des prestations proposées par cet organisme.

Toutefois, vous êtes nombreux à nous avoir rapporté les difficultés que vous avez rencontrées pour inscrire vos enfants pour les séjours d’été, comme le montre l’un des témoignages reçus, publié sur ce blog le 16 juin dernier.

Face à cette situation, nous avons posé les questions suivantes au Maire lors du conseil municipal du 25 juin.
- Pouvez vous nous indiquer le nombre de places offertes par tranche d’âge, ainsi que l’évolution de cette offre sur les dernières années ?
- Combien de demandes n’ont pu être satisfaites, faute de place ?
- Que comptez vous faire pour améliorer cette situation et les conditions d’inscription ?

Mme Limoge, adjointe au maire, déléguée à la Vie scolaire et à la Jeunesse, nous a apporté les précisions suivantes, le 25 juin :
- environ 1500 jeunes de 4 à 17 ans accueillis dans les séjours organisés par la Ville. Ce chiffre est stable depuis plusieurs années.
- Cette année 30 séjours ont été proposés, contre 27 l’an passé. Il reste à ce jour encore 42 places disponibles sur les séjours de juillet et 37 en août.
- Toutefois, certains séjours sont très demandés et 47 enfants sont inscrits sur liste d’attente pour des séjours de juillet.
- Il faut ajouter à ces séjours, les sorties organisées par les maisons de quartier (environ 150 départs par an) et les centres de loisirs (environ 880).
Elle précise qu’une enquête de satisfaction sera bientôt envoyée aux parents afin de mieux connaître leurs souhaits et attentes.

Lors de ce conseil, Mme Limoge a estimé qu’il serait difficile de remédier aux files d’attente, qui sont imputables aux parents eux-mêmes qui se rendent très tôt sur place afin d’être certains d’obtenir le séjour de leur choix. Face à M. Lasserre, du groupe « Une autre ambition pour Courbevoie » qui lui suggérait alors de revoir l’offre pour augmenter le nombre de places dans les séjours les plus demandés, elle répond que la Ville développe un projet pédagogique, l’amenant à choisir les séjours et qu’il n’est pas dans sa vocation de développer une approche de type « marketing ».

En outre, elle prévient que la Ville n’a pas vocation à se transformer en organisme de vacances, pouvant satisfaire tous types de demandes. Elle rappelle aussi les contraintes financières de la Ville.

Pour notre part, nous entendons parfaitement les arguments développés par Mme Limoge. Nous sommes parmi les premiers à nous inquiéter de la dégradation de la situation financière de la Ville et à pointer l’importance des dépenses de fonctionnement, plus élevées que dans les communes de taille identique. Nous ne pensons pas non plus que la Ville ait vocation à se transformer en prestataire de vacances, style “Club Med ».

Pour autant, nous ne pouvons nous satisfaire de cette réponse. Car ce problème met directement en évidence la question première à notre sens : quelles politiques publiques à Courbevoie ? Et dans ce cas-ci, quelle politique de la jeunesse ? Jusqu’à présent, forte de sa manne financière, la Ville s’est contentée de distribuer à tous vents les subventions et de développer tout azimut des prestations et services. Sans se soucier souvent de leur pertinence ni de leur qualité.

Cette façon de gérer la Ville rencontre aujourd’hui ses limites : d’abord parce que la croissance des ressources se tarit en raison de la réforme de la taxe professionnelle. Ensuite parce que la forte augmentation de la population a inévitablement engendré des demandes plus importantes.

Oui, aujourd’hui la Ville dépense trop par rapport à ses recettes, surtout si elle veut continuer d’épargner pour financer les investissements nécessaires. Et il va bien falloir collectivement nous y attacher. La chose ne sera pas simple et nous le savons tous. Les Courbevoisiens n’attendent pas moins de service ; ils sont surtout, la plupart du temps, mécontents des services offerts. C’est donc bien que la Ville dépense beaucoup, oui, mais mal. Il ne s’agit donc pas de diminuer arbitrairement des crédits mais bien, en premier lieu d’analyser tous les coûts pour étudier à chaque fois, si le coût de réalisation interne ou payé à un prestataire externe est conforme à la qualité du service. Et deuxièmement si la dépense totale atteint ses objectifs en terme de politique publique, ou si finalement il n’aurait pas mieux valu s’abstenir ou faire autrement. Donc définir des priorités et faire des choix.

Un exercice qui demandera à chacun beaucoup d’objectivité et surtout de remiser aux placards les idéologies pour regarder ce qui est le mieux pour notre Ville et ses habitants.

Conscients des enjeux, nous participerons de façon responsable à ce débat et à ces choix. Pour cela, nous réaffirmons nos principes. Comme pour la réforme au niveau national, nous souhaitons que la modernisation du fonctionnement de notre Ville donne la priorité à l’éducation et à la formation des jeunes et garantisse la justice sociale. Ce sont les fondements du développement de citoyens libres et responsables et d’une République fraternelle et apaisée.

C’est pourquoi, les réponses apportées par Mme Limoge sur l’offre des centres de séjour ne sauraient nous satisfaire entièrement :

- On ne peut nier l’évolution de la société qui conduit une majorité de parents à travailler. Les congés annuels et les RTT ne suffisent pas à couvrir l’intégralité des vacances scolaires; la garde et l’encadrement des enfants et des jeunes pendant ces vacances sont une difficulté réelle des parents, que la collectivité ne peut ignorer. Tous les Courbevoisiens n’ont pas une mamie en Province ou un oncle à l’étranger pour accueillir leurs enfants.

- Toutes les familles courbevoisiennes ne partent pas non plus en vacances, faute de moyens …ou de congés annuels pendant les vacances scolaires.

- Les centres de loisirs existant dans la commune sont une des réponses possibles à apporter mais encore faut-il que de véritables projets pédagogiques y soient développés, permettant des activités variées et offrant un encadrement de qualité, avec des conditions matérielles satisfaisantes.

- Ils ne peuvent toutefois être la seule solution. L’été en région parisienne ne donne pas à nos jeunes le repos qu’offre le dépaysement ni l’enrichissement personnel qu’apporte la découverte de nouvelles régions, personnes ou cultures.

- La vie en collectivité pendant les séjours est une véritable école de la vie -et de ses règles- et une étape importante vers l’autonomie. Tous les parents qui ont découvert l’assurance gagnée par leurs chérubins au retour de ces séjours ne le démentiront pas.

Face à la forte augmentation de la population de notre Ville, la stabilité du nombre de séjours offerts et du nombre de bénéficiaires…montre en réalité une dégradation de l’offre par habitant. Dans la réflexion à venir sur les choix et priorités à donner dans les dépenses, ces arguments pèseront forts pour nous. La politique de l’Education et de la Jeunesse reste notre priorité.

Martine Volard